lundi 31 décembre 2012

2013

Calligraphie/brouillon de Jean-Jacques Rousseau
Les Rêveries du promeneur solitaire 

Mon souhait le plus cher pour 2013 : 

rêver

rêver

rêver 


Rêver si fort pour que nos rêves deviennent réalité. 
Juste pour voir quel effet ça fait…

Rêver... 2013

lundi 24 décembre 2012

CONTE DE NOEL POUR ENFANT REBELLE

JÉSUS, LA CROIX, LA FOI ET LE SHTETL


L'église St-François d'Assise à Casablanca - Maroc


En ce jour de veille de Noël , voici un conte que mon père se faisait un plaisir de nous raconter autour de l'arbre, qui trônait dans notre maison familiale, que les enfants juifs et musulmans du quartier adoraient venir admirer.  


C’est la petite histoire familiale de la différence entre les religions, catholique et juive, racontée par mon père aux enfants de la famille.

Ce conte relate de la judéité de Jésus... revue et corrigée par mon père évidement. 

Enfant, au Maroc, mes parents m’avaient inscrite à l’école du quartier de Casablanca qui abritait les sœurs cloîtrées

jeudi 20 décembre 2012

BONNE FIN DU MONDE ET BONNE ANNÉE 2013


RÉPUBLIQUE: UN ABÉCÉDAIRE POPULAIRE

Un rappel... sur 4 min pour vous souhaiter de revoir ce documentaire d'Hugo Latulippe. 

Et le revoir sans cesse pour se souvenir dans les moindres détails de ce qui nous unit.

En cette fin d'année 2012 de fin du monde qui a déjà eu lieu dans un autre fuseau horaire.

Je souhaite à tous les lecteurs de mon blog éclectique,

De prendre le temps de sourire à la vie.

De prendre le temps d'aimer.

De prendre ce temps, de l'envelopper pour le tenir bien près de nous et des autres.

Il est ce que nous avons de plus précieux. 



Joyeuses fêtes... 2012 ... une meilleure année 2013. 

samedi 1 décembre 2012

DEUX PARCOURS DE JUIFS HONTEUX DE L'AGONIE DU MONDE




« Un peuple qui a donné au monde le livre le plus sacré et le plus précieux de tous les temps n’a pas besoin de se défendre quand on le décrète inférieur et n’a pas besoin de se vanter de tout ce qu’il a produit inlassablement dans tous les domaines de l’art, de la science, des actes de la pensée : tout cela est inscrit, on ne peut l’effacer de l’histoire de ce pays dans lequel nous étions chez nous. » 
— Stefan Zweig, Lettre à Max Brod  


mardi 27 novembre 2012

L'ÉDUCATION, LA CULTURE ET LA PÉDAGOGIE DU SAVOIR


Ce matin, en me levant, je trouvais trois ou quatre messages privés sur mon fil twitter. L’un d’entre eux, celui de

@EvelyneAbitbol Vous avez un allié en Pierre Foglia, qui ramène les pendules à l'heure sur ces sujets Article

J’ai repensé à ce qu’une de mes abonnées twitter a raconté il y a quelques semaines, à propos de la Fête du mouton, L’Aid el Kebir. Elle demandait qu’on ne lui enlève pas « son arbre de Noel après ça » : son petit fils, de famille québécoise/catholique ou laïque, c’est selon, est revenu de l’école, les mains peintes en rouge pour symboliser le sang, la soumission d’Abraham et par extension la soumission de tout croyant à dieu.

dimanche 18 novembre 2012

QUELQUES LIENS SUR LE CONFLIT AU MOYEN-ORIENT

Pour ceux qui m'ont demandé ce que je pensais de ce qui se passe ailleurs, au Moyen-Orient.

N'oubliez pas l'assassinat de Yitzhak Rabin, prix Nobel de la paix (1994), tué par un extrémiste juif en 1995.

Tout n'est pas blanc et noir dans ce conflit ou cette guerre...

 Et je n'ai surtout pas la prétention d'être une spécialiste en la matière:

dimanche 11 novembre 2012

UN JOUR UN LIVRE




Cette gravure représente la bibliothèque d'Alexandrie en Égypte, construite en 288: la plus célèbre bibliothèque de l'antiquité.

Un jour un livre!

SUR TWITTER


On comprend l’importance de l’enjeu existentiel (…) quand le but auquel tend l’écriture est susceptible de définir « toute une vie » comme disait Stendhal. Un jour, un livre!

Suggérer un Livre par Jour comme le fait Olivier Barrot, journaliste et écrivain sur France3 Sur TV5 – dans sa chronique quotidienne Un livre un jour. 

lundi 5 novembre 2012

IT'S THE COOPERATIVE, STUPID !

Clinton avait remporté les présidentielles de 92 avec ce slogan :  It's the economy , stupid !   Juste  retour des choses. 

Si les 300 plus grandes coopératives du monde formaient un pays 

 les 750 millions (1 milliard selon certains) de membres 

 les 1926 milliards de dollars investis 

 elles constitueraient la 9e économie mondiale et …

 la plus grande démocratie du monde.


Ces chiffres se retrouvent dans l’une des études réalisées pour le sommet international des coopératives par l’Institut de recherche pour les coopératives et les mutuelles de l’Université de Sherbrooke (IRECUS).
J’ai choisi volontairement ces chiffres en guise d’introduction à ce billet ainsi que cette vidéo.
Ça aurait pu être ma conclusion.
Sur youtube, vous ne le regretterez pas… la culture et les banques … A visionner: collectif qui dénonce les mauvaises pratiques bancaires
Flo6x8 est un collectif qui dénonce les mauvaises pratiques bancaires en organisant devant ou dans les banques des performances de chant et de danse flamenco.
La coopérative: une voie discrète vers la démocratie

dimanche 28 octobre 2012

LES CERCLES VICIEUX

Le drame ces jours-ci, c’est d’entendre aux bulletins de nouvelles, des informations qui ne sont pas nouvelles et de lire dans les médias sociaux, l’écœurement de gens qui ne sont pas des personnalités connues, qui ne gravitent pas autour des milieux journalistiques et de communications, dire qu’ils n’apprennent rien de nouveau, qu’ils savent ce qui se passe, qu’ils en sont conscients mais qu’il ne sert à rien d’intervenir.

« C’est ainsi et ça restera ainsi parce que ça marche comme ça ».

Combien de dizaines de fois, j’ai entendu une conversation se clore ainsi.

Ce qu’il y a à comprendre ici, je le crois, c’est l’impuissance des gens en face des systèmes rôdés depuis trop longtemps, qui s’auto-congratulent, qui s’auto-alimentent et qui ne sortent pas de ces cercles-là.

Le cercle « vicieux » du beaucoup d’appelé (s), peu d’élu (s).

samedi 27 octobre 2012

L'ETHNOLOGUE DEVANT LES IDENTITÉS NATIONALES


Claude Levi-Strauss

"Aussi la seule chance offerte à l'humanité serait de reconnaître que, devenue sa propre victime, cette condition la met sur un pied d'égalité avec toutes les autres formes de vie qu'elle s'est employée et continue de s'employer à détruire". la suite... 

Extrait du discours rédigé en 2005 pour le prix de la Generalitat de Catalunya par Claude Levi-Strauss



ESPAGNE, MAI 2005 / LE PRIX CATALUNYA REMIS A L'ETHNOLOGUE FRANÇAIS CLAUDE LEVI-STRAUSS
__"Les droits de l’humanité cessent au moment où leur exercice met en péril l’existence d’autres espèces"

Le Prix. La clé d'Antoni Tàpies.


L'ethnologue français Claude Lévi-Strauss, 96 ans, a reçu, le 13 mai 2005, lors d'une cérémonie à l'Académie française, à Paris le XVIIe Prix international Catalunya, décerné par la Generalitat de Catalunya - le gouvernement autonome catalan -, faisant à cette occasion l'éloge du "respect des autres espèces" et des "relations transfrontalières".


vendredi 26 octobre 2012

ELLE - S


                                                                    Mouton courant


Cette nouvelle a été présentée, en 2011, au concours Zone d'écriture à Radio Canada. 
Elle n'a pas été gagnante. Je la partage ici. 


« La lucidité est la blessure la plus proche du soleil. »

— René Char

Le jour commençait à peine à se lever. Elle avait passé la nuit à réfléchir. Observé les moindres soubresauts des poissons sur le lac endormi. Elle avait vu les premiers reflets du ciel éclaircir le lac, plongée dans ses pensées pas toujours heureuses.

Elle était levée la première. Les enfants ne tarderaient pas à envahir la cuisine.
La tête dans la brume des lendemains de veille, elle pensa à son mari dans la pièce d’à côté. 

mercredi 24 octobre 2012

PARLER FRANÇAIS À LA MAISON


J’écoute d’une oreille distraite les réflexions sur l’usage du français à la maison. Je trouve l’analyse de ces chiffres, biaisée quant à son interprétation.


Ce ne devrait pas être ce qui se passe à la maison qui doit prévaloir, mais ce qui se passe dans la rue, dans les affichages, dans les services gouvernementaux, à l'école, etc.


Je suis née dans une famille juive au Maroc. La personne qui s’occupait de moi lorsque j’étais enfant ne me parlait qu’en arabe. Ma grand-mère maternelle ne parlait pas un mot de français. 

Elle parlait arabe, glissait des mots en allemand et en anglais. D’autres membres de ma famille parlaient espagnol. Lorsque je téléphonais, je ne savais pas dans quelle langue on allait me répondre. 

samedi 20 octobre 2012

Les Médias - De L’ENQUÊTE À LA CÉLÉBRITÉ


La nuit dernière, c’était la nuit des sans-abri. Une nuit par année pour NOUS sensibiliser aux milliers de personnes qui dorment dans les rues chaque soir faute de toit pour s’abriter des intempéries. 

La Nuit des Sans-Abri ne sera pas mon propos. C’est ce qui a servi de déclencheur à ce billet.
Ce déclencheur est en réalité la réflexion faite par Émilie Dubreuil à Radio Canada, alors qu’elle commentait en direct au Téléjournal de 18 h, la manifestation de soutien aux sans-abri, qui se tenait à Montréal.

Au début de son reportage, Mme Dubreuil faisait la réflexion suivante : « la nuit des sans-abri sert à attirer l’attention des médias sur ce problème… » La suite... 
  
Reportage d'Émilie Dubreuil - Radio Canada

Ici j’ai arrêté d’écouter. Je repensais immédiatement à un article lu, il y a quelques années, que je cite plus bas.


lundi 15 octobre 2012

FAIRE DE L'OPPORTUNISME ALTRUISTE

Sans lutte il n'y a pas de victoire
Photo largement diffusée par les médias sociaux pendant les manifestations en Espagne. 

Aujourd’hui, le nom que j’avais donné à mon blogue en 2008 prend encore une fois tout son sens: « Reconnecter les générations entre elles ». C'est à croire que j'en fais une obsession. Avant le début d’un mandat au sein de l’organisation du Sommet international des coopératives 2012 qui a eu lieu la semaine dernière à Québec, j’avais l’intention de rédiger un texte sur le travail, sur les jeunes et les moins-jeunes. Histoire de faire état d’une situation à laquelle j’ai assisté depuis quelques années. J'en ai retardé l’écriture jusqu’à aujourd’hui. 


Voilà qu’en lisant les dernières nouvelles sur Twitter, je tombe sur deux articles à peu près sur le même sujet ce matin : un dans la Presse qui parle de l’itinérance après une vie de travail et sur Canoë sur les retraités endettés. 

dimanche 23 septembre 2012

REPÈRES

l'Arbre du voyageur au coucher de soleil 

S’il y a des jours où les points de repères ne sont pas très clairs, c’est bien aujourd’hui.
En lisant les textes d’analyse internationale des quotidiens français et américains, en me fiant sur les Français de ma TL et sur les courriels, rien ne va plus.

J’ai reçu une dizaine de textes à lire ce matin soit via des messages privés sur Twitter soit par courriel. 

Tous ou presque dont le contenu faisait état du même sujet : l’Iran et Israël.
« Une intervention est imminente en Iran », 
Question pour certains, affirmation pour d’autres. 

dimanche 16 septembre 2012

CADEAU DE BONNE ANNÉE 5773

Mon cousin Peter PRADOS, en bleu sur la photo, m'a appelée cet après-midi de Jérusalem pendant que je lisais sur la terrasse les "Lettres à un jeune politicien" de Lucien Bouchard. Un rappel brusque à une autre réalité.

Il avait trouvé la tombe de notre grand-mère Hannah Bibas au cimetière juif du Mont-des-Oliviers à Jérusalem. 
Hannah dont je porte le prénom en hébreu.

Mon cher cousin, chrétien très croyant, à la recherche de ses racines juives, m'appelait pour me mentionner cette photo sur son Facebook et surtout pour me souhaiter Shana Tova! Bonne année!


Peter est le descendant d'Isabelle La Catholique - celle-là même qui a expulsé les Juifs d'Espagne. J'avais découvert cela un jour dans le sous-sol chez son père, mon oncle. 

samedi 8 septembre 2012

TWITTER - LA SECONDE VIE

Je ne suis pas une personnalité publique, ni une artiste, ni une vedette. Je suis une simple citoyenne de la classe moyenne qui gagne sa vie comme conseillère stratégique en communications .

Ceux qui me connaissent personnellement savent que je préfère rester
dans l'ombre, observer ce qui se passe, analyser l'actualité entre
amis et mieux, donner des munitions en privé à ceux et celles qui exercent leur métier sur la place publique.

jeudi 6 septembre 2012

DRAPEAU EN BERNE DANS NOTRE COEUR

Le drapeau est en berne dans notre cœur. Amour, affection et hommage aux techniciens de scène qui propulsent nos voix, notre image et encadrent nos shows. 

A mon fils technicien de son qui, de l'autre côté de l'Atlantique, en attente pour monter un show, suivait le résultat pendant la soirée des élections et m'a écrit en privé sur facebook: "je suis sans voix... " en voyant les images en direct de l'attentat et l'annonce de la mort d'un de ses collègues. 

Aux techniciens, qui sont en arrière-scène et qui permettent aux artistes, vedettes et personnalités publiques, de rayonner et d'être vivants. 

Un nom gravé sur ce drapeau: Denis Blanchette. 


lundi 27 août 2012

NE PAS TERGIVERSER AVEC LE PUCK et VOTER!!!!

Hier, j'ai fait une citoyenne de moi-même!

Je n'ai pas tergiversé avec le PUCK et j'ai voté.

J'espère que vous ferez de même le 4 septembre.

Ensemble, Nous serons très forts!

Sans autre commentaire personnel.

Voter c'est protéger notre démocratie : 

Cliquez ici pour la vidéo : EN 2008, LE PLUS BAS TAUX DE VOTE!!!!!!! Depuis 1927.


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dimanche 26 août 2012

SABLES ÉMOUVANTS [i] EN ATTENDANT GODOT




Pour une illustration impressionnante du Clash des cultures, revoir Babel le film. 

Djemila Benhabib a fait le saut en politique au Québec. Elle y réside depuis plus d’une dizaine d’années et s’est éprise de l’accueil de ce magnifique peuple tissé de souche et de sa culture d’ouverture.

Je ne me suis pas exprimée lors la polémique sur la croix et la laïcité, débutée il y a quelques semaines.  Alors que le maire Tremblay du Saguenay mettait certains Québécois dans l’embarras tandis que d’autres saluaient son courage.

C’est dire que la culture québécoise n’est pas homogène. 

mardi 14 août 2012

L'AUTRE SOI-MÊME, COURTIER EN VALEURS SOCIALES


Le Vrai mal de la vieillesse n'est pas l'affaiblissement du corps, c'est l'indifférence de l'âme.
André Maurois

Cet autre soi-même qui t’échappe et que tu voudrais rattraper. Inquiétante étrangeté. L’attraper. La sceller. Sans t’éparpiller dans les méandres du travail quotidien cravaté, dans les méandres du métier. La suite...

Cet autre soi-même que tu souhaites étaler au grand jour comme ce magnifique livre que l’on tient entre nos mains, d’un message lancé, éclectique où les visages se succèdent dans l’esquisse douceur de leur regard.

Cette tendresse, celle que tes amis intimes te connaissent, se trouve dans chacune des pages. Cette rage de vivre, d’être compris, saisi, que l’on sache que le Damien qui se trouve dans cette enveloppe corporelle lourde à porter parfois. Voit. 


Il n’aperçoit pas, il ne perçoit pas. Il voit. Il voit même à travers le brouillard. Une lumière diffuse.

Comme dans cette lucidité et brûlure si proche du soleil chère à René Char. Il voit. Et ses magnifiques yeux azur sont éblouis, brûlés. La lumière de la page blanche à noircir l’interpelle. Les visages, les corps, les positions, les êtres en mouvement l’interpellent. Et sa page prend forme. Il nous l’offre sans masque.

Cette langue qui parle dans ce livre, c’est celle dont tu as oublié les mots pour t’exprimer par traits de crayon. Les phrases salvatrices des poètes, des philosophes sont venues t’offrir une des possibles interprétations à chaque dessin. Ton interprétation.

Et chaque page vient nous rappeler la fragilité des choses, des êtres. Leur fragilité dans leur différence.

Il manque toujours les livres, notre livre. Celui dont on rêve la publication toute notre vie et qui nous tient en laisse.

Damien, le poète, l’artiste, le vulnérable passionné à la rage de vivre nous offre le sien. Humblement comme on offre un diamant ciselé aux vingt facettes.


La Mère Terre, qui accueille, qui console. France Beaucage

Le texte qui précède est la préface que j’ai rédigée pour le splendide livre de Damien Silès: l'Autre soi-même. Un livre qui compile une partie de ses croquis.

Vous en avez un aperçu sur cette page… Chaque dessin a sa citation d’auteur. 

Damien, c’est mon ami.  Un être précieux. Un ami précieux. Le frère que je me suis choisie. 




Damien est un homme. Il rit. Il pleure. Il est heureux. Il est malheureux. Il est enthousiaste. Triste. Il est. Point.

Il est aussi le directeur de la Société de Développement social Ville-Marie (SDSVM) [i] , le premier Courtier en valeurs sociales en Amérique du Nord. 

Il est celui qui trouve mille et une manières de réparer quelques injustices sociales en plus d'assumer seul l'éducation de son fils. 

Il est celui qui va chercher des dons de chaussures et de vêtements tout neufs pour les itinérants, pour ensuite cogner aux portes des présidents de compagnies, bien implantées, pour enfin, leur trouver un travail et un peu de leur dignité.

Il est aussi celui qui a eu la brillante idée de demander à des itinérants de servir de guides touristiques pendant l’hiver dans le Quartier des spectacles à Montréal, alors que les Sphères illuminaient la place et nos yeux d’émerveillement.

Au centre-ville de Montréal, il y a l’itinérance. Dans les autres arrondissements de Montréal, et dans d’autres villes du Québec, il y a la pauvreté qui s’installe sournoisement. J'ai bien écrit pauvreté parce que dans l'expression politiquement correcte "les moins nantis", nous présupposons une aisance de base. 

Et si cette campagne électorale pouvait aussi servir à penser à ceux-là. Et faire multiplier des courtiers en valeurs sociales un peu partout au Québec dans les centres de développement économique.

L’économie sans valeurs sociales ne se résume qu’à des chiffres, des statistiques et à l'indice boursier.

Et derrière l’économie tant nommée pendant cette campagne électorale, il y a des personnes humaines qui souffrent parce qu’elles sont démunies.

Celles-là, il ne faudra pas trop les oublier dans le tourbillon des promesses électorales. 



Le désespoir tue ... Giacomo Casanova





                                                                                 

ÉLIRE UNE FEMME AU QUÉBEC





En connaissez-vous un chef politique qui a les compétences de cette femme? 

Le seul et véritable changement qui pourrait survenir au Québec, ce sera l'élection d'une femme aux commandes. Une femme : première ministre du Québec. 

Tous et toutes, nous voulons du changement. Et qui veut dire changement dit une autre manière de percevoir, de rendre compte et de gouverner.

vendredi 10 août 2012

FUSION JEUNESSE : UNE HISTOIRE DE DÉCROCHAGE SCOLAIRE ,



Rendons ici hommage à Benoit Labonté, l’ex-maire de Ville-Marie (centre-ville), car c'est par lui que tout a commencé. Il avait réuni cinq à six personnes autour d’une table… dont Mme Phyllis Lambert et moi-même…  pour « brainstormer » (faire du remue-méninges) et soumettre des idées de solutions aux problèmes du centre-ville dont, entre autres, le décrochage scolaire et l’itinérance. La suite...


dimanche 5 août 2012

LA GUÊPE ET L’ARAIGNÉE 1-

Ce sont les certitudes qui rendent fou

Je vous préviens : ce que vous lirez plus bas n’est complaisant pour aucun parti politique en lice pour Québec 2012. 

Il y a quelques semaines, j’avais pris l’initiative de dresser, sur mon blogue personnel, des portraits d’hommes et de femmes de mon entourage, histoire de connaître leur rapport au politique. Les gens qui m’entourent ont des opinions très divergentes. Ils se racontent facilement.

Dans ma culture d’origine, c’est un signe de confiance et d’intimité que celui de se raconter et d’accueillir en retour les confidences d’autrui. Nos mille et une nuits personnelles.

Bien que mon « assimilation » québécoise soit presque totalement réussie, je garde dans ma poche ces échanges comme des portions d’éternité.

J’ai complété hier, avec leur accord, certains de ces portraits. Or, voilà que je préférais attendre à aujourd’hui avant de les publier.

En les relisant, ma décision est de ne pas les publier dans leur intégralité.

Quand, parmi eux, il y a un ancien felquiste, une gestionnaire d’une importante firme, un directeur de système informatique, un directeur lié à un programme international majeur, un entrepreneur en construction, un écrivain connu, un autre moins, des comédiens, comédiennes et d’autres, des communicateurs connus du milieu et moins de la population en général, j’ai préféré m’autocensurer.

Non pas parce que ces personnes n’ont rien à dire. 
Au contraire.

Chacun d’entre eux m’a livré sa compréhension de ce qu’il considère être sa place au Québec et dans le monde. Chacun y a été de son analyse de la situation de la politique actuelle. J’ai récolté leurs propos en leur mentionnant que j’allais les rendre publiques sur mon blogue personnel pour faire ma part dans la campagne auprès de ceux qui me lisent, de ceux qui apprécient, et, disons-le humblement, de ceux qui s’en inspirent en catimini.

 Car, après tout, il faut donner la parole au public qui regarde « la caravane passer avec les chiens qui aboient ».

L’âge de mes interlocuteurs varie de 28 à 67 ans. 

Je n’en choisis volontairement que 3. Et volontairement pour leurs opinions si singulières, du moins, je le crois.

Il m'est important de souligner que certains de leur propos heurtaient mes positions dans certains dossiers. Non pas celles d’une certitude absolue ou d’un chemin à prendre les yeux fermés mais celle du doute. Voilà pour quelle raison, j’ai choisi parmi les 9, ces trois-là.

Je suis une pacifiste et je vénère avant tout le respect des autres. Surtout dans leurs différences. Je suis pour la défense des droits de l’Homme, des Femmes et de la Démocratie… ce qui offre un registre ou un éventail impossible à gérer.

Personnellement, j’aurai voulu donner, si j’en avais le pouvoir, des munitions à tous les partis pour qu’ils délaissent leur langue de bois figée et la cassette diplomatique du « voilà, je vous dis ce que vous voulez entendre et je le répète pour que vous en soyez convaincus, nous sommes les meilleurs et nous voulons votre bien à tous et toutes ».

Je vous livre donc, chers amis, de manière éclectique un survol des propos de ces trois personnes.

Aucun des trois, ni par ailleurs aucune des 9 personnes avec lesquelles j’ai discuté ne croient encore, disent-ils, en la souveraineté. Tous sont, en apparence, désillusionnés.

Pardon ici à ceux que j’offense, de l’avoir dit aussi crument. C’est la triste vérité de ces 9 personnes – et après tout nous ne sommes pas en campagne pour le référendum mais bien pour un parti politique qui gèrera nos biens communs.

Trois d’entre elles étaient impliquées dans des batailles souverainistes, que ce soit aux côtés de Gérald Godin, Robert Perreault, Gilles Duceppe, etc. Elles m’ont raconté, entre autres, des anecdotes, inoubliables et inédites, très touchantes sur Gérald Godin, sur Pauline Julien, sur Gilles Duceppe...

Le plus jeune des trois dont je vous parlerai est Michael, directeur de systèmes informatiques. Il a la fâcheuse habitude de critiquer les utilisateurs de iPhone, iPad et tous les i ou I (je) de ce monde, en les semonçant d’enrichir les multinationales technologiques. Il est pour les logiciels libres et pour l’ « Open Source ».

·         Pour lui, les téléphones intelligents androids et ordinateurs munis de logiciels libres, rendent au web ce qu’il devrait représenter, l’accessibilité pour une évolution ouverte et garantie. Parce qu’avec « les logiciels libres, l’expertise est gratuite ». Les produits évoluent, se raffinent, s’affinent pour être menés ailleurs vers d’autres utilisateurs et utilisation que celles prévus au départ.

·        Il raconte sa déception lorsque le PLQ avait défendu les logiciels libres pour ensuite, reculer.  Il a alors été déçu, lui qui devenait presque libéral pour cette raison.


·         Il affirme que le seul nouveau parti au Québec, c’est la CAQ qui, contrairement au PQ ou au PLQ, ont déjà été tous deux au pouvoir et qu’ils l’ont déçu. Il croit fermement au grand ménage que la CAQ réussira à faire si le parti est élu. 
·         Il votera pour la Coalition Avenir Québec (CAQ) par calcul politique.
·         Son vote est stratégique. Par la suite, aux prochaines élections, s’il est déçu, il votera pour le parti qui fera évoluer « le pays ».  Là où il souhaite le voir aller : vers un meilleur équilibre des richesses.

 Dominique a suivi le printemps érable jour après jour et affirme que :
  • Le gel des frais de scolarité ne favorise que les riches. Que le message des Libéraux n’est pas passé et que tout le monde n’a pas la capacité de suivre des cours à l’université… que la qualité de l’enseignement s’en trouvera entachée.
  • Les étudiants dont les parents font plus de 200 000 dollars par année devraient payer des frais de scolarité. Qu’ils habitent chez leurs parents ou non
  •  il faut plus de bourses pour ceux qui n’ont pas les moyens.
  • la gratuité n’est pas pour tout le monde. Les jeunes n’ont pas tous la capacité d’aller à l’université. 
  • les étudiants et la Classe se retrouvent avec les idées des années soixante et que les régimes socialistes ont prouvé ailleurs qu’ils ne fonctionnaient pas.
  • Que finalement 78 % des étudiants ont terminé leur cursus malgré la grève.
  • Que le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a fait en général un bon travail avec des écarts alors qu’elle s’attendait au pire. Que si nous avions été ailleurs dans le monde, ça aurait été un carnage. 
  • Que le travail avec le gouvernement libéral et leurs sous-ministres s’est bien fait en général, dans certains secteurs comme l’agriculture.
  • Que malgré tout, elle ne sait pas encore pour qui voter et décidera au dernier moment.
Puis vient Jogues, l’ancien Felquiste, accusé mais exonéré deux fois de suite, défendu par feu l’avocat Robert Lemieux. « Moi, ça ne me dérange pas qu’on me reconnaisse. Au contraire, j’assume ma vie de « militant politique jusqu’au boutte ».
Attachez vos tuques… il y en a pour tous, pour toutes, contre tout et contre tous... et vice-versa. Il croit :

·         Dur comme fer que la souveraineté ne peut se gagner par coup de référendum mais dans le sang comme l’indépendance de la Bosnie, de la Croatie, etc. Que nulle part au monde une indépendance n’a eu lieu dans l’harmonie. Qu’il ne veut pas que ça se passe comme ailleurs et questionne le fait qu’ici ça se passera mieux…

·         Qu’il faut moins de souveraineté dans les pays européens et plus de souveraineté pour  les provinces canadiennes.

·         Que malgré cela, nous avons une souveraineté culturelle qui le restera toujours tant que nous la protègerons. Il ne veut pas de « cette souveraineté gruyère ».

·         Que les pays comme l’Irak, la Syrie, l’Iran et le Liban n’ont rien fait de bien de leur souveraineté? Ce sont des « fausses souverainetés ».

·         Que la gauche ou la droite ne veut plus rien dire pour lui … Pol Pot était à Paris, il était reçu sur le tapis rouge. Khadafi, à Paris, il était aussi reçu sur le tapis rouge.
·         Au début de son règne, Khadafi, tenait un discours pour les femmes puis ces deux et les autres qui ont succédé sur le tapis rouge français, se sont mis à taper sur leur peuple et sur les femmes.

·         Que tous ces dictateurs qui ont fait l’affaire de l’Occident se sont tournés contre leur peuple et contre les femmes par leur soif du pouvoir… que le drame, dans le fond, c’est le pouvoir!

·         Que le drame dans ces pays dictatoriaux, c’est le manque de classe moyenne. Ils n’ont pas réussi à créer une classe moyenne. Ils se sont enrichis démesurément.

·         Que notre classe moyenne au Québec, elle est encore très forte. Elle a émergé dans les années 60 pendant la Révolution tranquille. C’est le gros terreau de la société québécoise.

·         Que les libéraux n’ont pas fait de « mauvais moves », ni grand mal au Québec et qu’au contraire, le PLQ a fait beaucoup de bien.

·         Que depuis 30 ans, il est piraté par des conservateurs. Maintenant, « ils gèrent dans le mou, par des conservateurs plus mous qu’à Ottawa. »

·         Que tant qu’à comparer … Robert Bourassa, était un progressiste qui ne se décidait pas. Que ça a été très dommage, à cette époque, pour le Québec son manque de décision. Que le parti libéral de Bourassa n’existe plus.

·         Et il remet les pendules à une autre heure. On a reproché à Jean Charest d’avoir envoyé les femmes de son parti au pilori. Or, ce sont elles qui étaient à la tête des plus importants ministères lorsqu’elles ont été pointées du doigt. 

·         Que le Parti québécois a été anti-démocratique en empêchant un citoyen d'exercer un droit légitime d'avoir recours à la justice dans le dossier de l’amphithéâtre de Québec. Pas parce qu’il croit  aux « Coyottes ou aux Phoenix », d’après lui sur le respirateur artificiel, mais pour l’absurdité du vote péquiste pour une loi spéciale anti-démocratique « bipassant » une commission parlementaire… en escamotant le processus démocratique.  Ça. Il ne le pardonnera pas au Parti Québécois.

·         Que le PQ a changé. Que c’est l’Union nationale qui est revenue au PQ.

·         Qu’il faut foutre la paix à Léo Bureau Blouin… qu’on arrête de le « parader comme un trophée » et qu’on le laisse travailler à faire sortir le vote dans son comté.

·         Que la candidature de LBB et celle de Djamila Benhabib ont été une très bonne nouvelle pour le PQ. Qu’il ferait la concession de travailler pour faire sortir leur vote. Il croit en eux deux.

·         Que le système électoral n’a pas de valeur, tel qu’il est actuellement. Qu’il nous faudrait un système à l’Américaine ou à la Française, à date fixe, qui donne au président ou au premier ministre, le pouvoir de former son cabinet « at large ». Un système pour élire le « président », et une sorte de « chambre des représentants ». Ainsi, nous pourrions voter pour le premier ministre de notre choix et pour des députés indifféremment.

·         Que les gaz de schistes sont défendables. S’ils sont sécuritaires. Pourquoi pas?

·         Que son vote... il ne sait pas encore à qui il le donnera. Il va attendre de voir les débats. Il l’aurait donné à Dominic Champagne - Parti libéral indépendant s’il se présentait dans son comté.

·         Bref. Il souhaite que Québec Solidaire élise 4 ou 5 députés à l’Assemblée nationale pour qu’ils agissent en chien de garde.

Quand aux autres parmi les 9 dont j’ai parlé plus haut, ils voteront pour le PLQ, le PQ, ou pour la Coalition pour la Constituante. Leurs propos rejoignent ceux qu'on entend tous les jours que ce soit dans les médias sociaux ou TV, radio, presse écrite.

Leurs arguments rejoignent étonnamment sur certains détails quelques-uns entendus par Michael, Dominique ou Jogues .

Ce que j’ai retenu de mes discussions,  c’est l’indécision qui règne chez certains qui, en apparence sont les plus convaincus, alors qu’en filigrane, la désillusion n’est pas si ancrée et que tous rêvent d’un pays bien à eux.



[i] Titre emprunté à M. Joseph Macé-Scaron dans son éditorial du Magazine Littéraire dont le thème était  « Le Doute » no 499