jeudi 2 décembre 2021

Mon livre Rilke l'Andalou et vos commentaires

 À tous ceux qui m'ont témoigné leur amitié depuis le lancement de mon livre. Je vous suis très reconnaissante. 

Comme me l'a mentionné mon éditeur, tu reconnaîtras maintenant qui sont les gens qui t'aiment et ceux qui te considèrent véritablement comme leur amie.  

Ils se sont tous manifestés. Merci! 

Aussi je vous offre de vous prononcer et d'ajouter votre critique ici. 

Je vous promets de répondre à chacun de vos commentaires plus bas sur cette page, après lecture du livre.

Il y a eu cette entrevue avec Le Petit Journal - Andalousie 

Ce coup de coeur de Odile Tremblay dans le Devoir - Sur les pas de Rilke 


Ce livre voyagera bientôt en Europe. 
Il sera disponible à Ronda, Benalmadena, Mijas, Fuengirola, Malaga. 



Disponible chez Renaud Bray Malheureusement pas disponible en succursale

Disponible chez Archambault Malheureusement pas disponible en succursale 





mardi 23 novembre 2021

Critique sur facebook de Sylvie Bergeron,

 Rilke, l’Andalou. vu par Sylvie Bergeron, professeur de psychologie évolutionnaire, présidente de ConneXion-U.

C’est le titre du nouveau livre de mon amie Évelyne Abitbol. Wow.

J’inventerais un nouveau genre : la biographie analogique.

Aux confluents de 3 religions et cultures, l’autrice a sa manière bien à elle de raconter son admiration pour le grand poète Rainer Maria Rilke, avec deux complices : son alter ego - poète fortuitement rencontré et son compagnon du versant platonique, Chica - le peintre qui nous guide dans sa ville natale, celle-là même où Rilke chercha l’inspiration.

La narratrice nous plonge dans une poésie spirituelle de famille similaire aux récits de Paul Coelho. Mais avec en plus l’amour prégnant de l’autrice pour la littérature et la judéité.

Ce qui nous situe au cœur de l’universel et des humanités avec, à l’appui, de nombreux vers ou strophes de grands auteurs qui ont réfléchi bien profond, parfois des siècles avant nous.
Cette quête Sefarad - celle de Rilke et de l’autrice - m’a touchée au plus creux de mon universalité, faite du bois humaniste.
Conjurer la mélancolie juive grâce à la littérature, traverser Ronda avec pour toute embarcation la beauté des aquarelles remarquables de son ami peintre, c’est un pur délice.

Mais aussi, une refuge pour la mémoire littéraire d’une époque expressionniste et surréaliste où toutes les libertés étaient encore permises. J’ai failli devenir nostalgique, mais grâce à une figue, je n’ai pas sombré 😉

Le petit journal - Andalousie

 Evelyne Abitbol nous parle de sa nouvelle fiction “Rilke l’Andalou”

Par Bernard Frontero | Publié le 23/11/2021 à 16:10 | Mis à jour le 23/11/2021 à 16:10
Photo : L’auteure près de la statue de bronze de Rainer María Rilke á l’hôtel Catalonia Reina Victoria de Ronda



Née en Afrique du Nord, au Maroc, journaliste, Evelyne Abitbol a vécu la majeure partie de sa vie au Québec où elle a consacré une grande partie de sa carrière au dialogue des cultures et des civilisations et travaillé au sein d’organisations internationales et nationales à la défense des droits humains et de la démocratie. Elle partage maintenant sa vie entre l’Andalousie et le Québec.

LePetitJournal.com s’est entretenu avec elle à la suite de la parution de son dernier ouvrage qui parle du passage, en 1912, de Rainer Maria Rilke à l'hôtel Catalonia Reina Victoria de Ronda… un livre idéal pour les amoureux de l’Andalousie. 

 

Parlez-nous de votre dernier ouvrage, Evelyne Abitbol, de votre amour pour la région de l’Andalousie

J'ai été toute ma vie irrésistiblement attirée par l'Andalousie de par mes origines séfarades

LePetitJournal.com s’est entretenu avec elle à la suite de la parution de son dernier ouvrage qui parle du passage, en 1912, de Rainer Maria Rilke à l'hôtel Catalonia Reina Victoria de Ronda… un livre idéal pour les amoureux de l’Andalousie. 

 

Parlez-nous de votre dernier ouvrage, Evelyne Abitbol, de votre amour pour la région de l’Andalousie

J'ai été toute ma vie irrésistiblement attirée par l'Andalousie de par mes origines séfarades

Evelyne Abitbol: C’est Salvador Chica Jimenez, l'illustrateur du livre, un andalou fier de son coin de pays qui m'a transmis son amour inconditionnel pour l'Andalousie et sa fierté d'être né à Ronda. Je l'ai découvert par ses cartes postales et affiches-posters de peintures aquarelles qu’il vend dans les boutiques pour touristes de Mijas, Marbella, Benalmadena, Arroyo de la Miel, Torremolinos, Fuengirola, jusqu’à la boutique qui fait face au musée Picasso de Malaga. Et, pour ma part, j'ai été toute ma vie irrésistiblement attirée par l'Andalousie de par mes origines séfarades puisque mes aïeuls ont dû y vivre et la quitter pour se rendre en Afrique du Nord. 

Salvador Chica Jimenez Rilke l’Andalou

     Vue du tajo de l'Hôtel Reina Victoria.

Quels sont les liens entre l’Andalousie et ce grand auteur qu’est Rilke, certainement le poète le plus important du 20e siècle

Effectivement, Rilke est l'incarnation même de la poésie!

Lire la suite ... 

samedi 20 novembre 2021

Rilke, l'Andalou

Mardi 16 novembre 2021 a eu lieu le lancement de mon nouveau roman :





Début de la préface de Michel Duchesne:

Pourquoi mettons-nous tant de temps à trouver la paix ? 
La paix avec les origines, bien sûr, mais plus difficile à atteindre encore, ce calme intérieur d’être enfin arrivé à soi. Dans ce roman d’éveil philosophique, Évelyne Abitbol nous entraîne à cet achèvement. 
Par cette intrigante rencontre de trois êtres au cœur de Ronda, l’autrice interpelle les trois religions l’ayant constituée avant de naître à elle-même. Que voilà joyeusement présenté une toute autre trinité ! Un récit tout en rondeurs lovée entre deux vallons. Dans ce Ronda mythique, qui interpella aussi Orson Welles et Ernest Hemingway, l’autrice explore via Rainer Maria Wilke l’importance de ralentir pour enfin s’entendre rêver.  « Je fais tous les jours des progrès quoique lentement » - écrivait Cézanne à Rilke, éclairé ici par dame Abitbol avec une érudition époustouflante...


Mon livre est le coup de cœur d'Odile Tremblay dans le journal Le Devoir ce matin. Un honneur, connaissant l'érudition de la journaliste :

Odile Tremblay


 
 

Sur les pas de Rilke

Dans la magnifique ville andalouse de Ronda, marchant sur les pas du poète Rainer Maria Rilke qui y vécut un siècle plus tôt, la Québécoise d’origine marocaine Évelyne Abitbol fait davantage qu’un pèlerinage. Aux côtés du peintre Salvador Chica Jimenez (qui illustre son ouvrage de belles aquarelles) et d’un jeune et troublant poète romantique, elle cherche, dans Rilke l’Andalou publié au Dialogue Nord Sud, ses propres racines séfarades, évoque avec fougue ses passions littéraires et son passé. Se profile aussi la muse de Rilke, la libre et brillante Lou Andreas Salomé

https://www.ledevoir.com/culture/648399/sortir-du-trou?fbclid=IwAR3GsSdqw_xxdzpiJlhj9j5GzUTP4iRJMm_ipEHwm6igtWyzFEhWgDdqw4M


Je serai au salon du livre de Montréal au Kiosque du Centre culturel marocain.

Disponible pour l'instant ici. Il sera en librairie le 27 novembre 2021 :

Numérilab :

https://numerilab.store/products/rilke



dimanche 24 octobre 2021

Le Rêve interdit de Lahcen Zinoun


Par Évelyne Abitbol

Lorsque l’on entre dans le Rêve Interdit, celui qui a marqué au fer rouge le monde de Lahcen Zinoun, impossible de détourner le regard ailleurs. 

Photo : Anthony Dehez https://anthony-dehez.be

Cette autobiographie est une plongée vertigineuse dans la mémoire et les impressions les plus enfouies de l’artiste. Celle où la beauté côtoie l’inhospitalité. 

Nous suivons Lahcen Zinoun pas à pas en faisant au passage des pas de deux avec lui, avec son épouse Michèle, ses enfants Jaïs et Chems-Eddine – notre adoré disparu que j’ai eu la grande chance de connaître. 

Nous entrons alors dans les méandres d’un univers hostile à l’art et à la danse.

Cet univers hostile, Lahcen Zinoun l’a côtoyé au Maroc, lui a fait face parfois au péril de sa vie en tentant de briser tous les murs qui se dressaient devant et malgré lui.

Lire la suite sur le site de Atlas Media

jeudi 8 juillet 2021

14 jours? Pourquoi pas 7 ou 10 ?

 On a mis le doigt dans un engrenage infernal à la Chinoise ou à la Berlin - Est ou à la Saoudienne. 

Contrôle sanitaire? Contrôle? Sanitaire? Contrôle? La police sanitaire. 


3 Tests négatifs 

- Moins de 24 h avant le départ :  Test PCR Salive à Malaga Négatif -  3 h pour obtenir les résultats. 

- Test anticorps sanguin en même temps car à Malaga  : 29 euros et au Québec : 350 $ - Négatif Résultat en 15 min.

- Arrivée Aéroport Trudeau - Test PCR au bord du nez pas invasif - Négatif Résultats au bout de 2 jours. 

- Tous les jours remplir un questionnaire par le web envoyé par courriel. 


Un quatrième test: 

- 8e jours test Covid  - aujourd’hui de 7 h 30 à 12 h 15 en attente devant l’écran pour recevoir en direct des instructions? J’étais la 405 e. J’ai demandé si on m’enregistrait : pas de réponse. La femme était épuisée et a même dormi pendant ses instructions. Même pas capable de dire bonjour ou au-revoir.

- Purolator est venu chercher le paquet au bout d’une heure .


Police sanitaire 

Puis, ça cogne à la porte…  10 min. plus tard,  un agent Garda vient vérifier mon identité, carte officielle ou passeport. 

 Me demander si je suis seule? 

- Si je suis sortie? 

- Si j’ai reçu de la visite, des amis?

- Comment les épiceries et les courses me sont parvenues? 

- Si je respecte la quarantaine

- Si je compte la respecter, etc. 

Il a claqué bruyamment son classeur à la fin. Avec des yeux menaçants! J’ai sursauté apeurée. 


C’est tellement effroyable! 


Comment continuer à vivre au Québec sous un tel régime? Ceci pour satisfaire qui? Des millions dépensés pour mettre  en place une telle mesure décriée dans un rapport commandé par le gouvernement fédéral lui-même, qualifié d’abusif.


Système se santé désuet 

Imaginez cette mesure investie dans le système de santé qui en a bien besoin. Car c’est de cela dont il s’agit. Non? Un système de santé désuet. 


J’ai couvert comme journaliste la chute du mur de Berlin. On m’a raconté ce type de contrôle à Berlin - Est que je trouvais effroyable. J’en avais pleuré d’impuissance alors. 


Je suis totalement ahurie, dégoûtée de vivre dans ce type de nouvelle société québécoise/canadienne. Extrêmement inquiétée de l’inertie des Québécois, et que certains d’entre eux se réjouissent de ces mesures punitives. 


Ne pas oublier. Surtout ne pas oublier quels sont les partis politiques qui ont demandé que de telles mesures soient imposées. Ne pas oublier quels chefs se réjouissaient d’appliquer de telles mesures! Ne pas oublier! Surtout! 

Notre réseau courriel n’est pas suffisant. 


Cette pandémie a eu ça de bien. Les masques sont tombés. Et plus facile maintenant d’identifier la graine fasciste sous des dehors gauchisants. 


NE PAS OUBLIER! 

Jamais ces mesures n’auraient été acceptées par les Espagnols, les Français, les Belges, etc. Des populations responsables, libres et non punitives.

samedi 26 juin 2021

Réponse à une femme exceptionnelle sur facebook

 Chère Marie-Elaine

J'avais écrit une longue réponse à ta question: quand reviendras-tu au Québec? Que j'ai perdue.

Je vais essayer de la résumer ici.

Depuis l'annonce, au mois de février, il ne se passe pas un jour sans que j'angoisse à l'idée de revenir avec comme épée de Damoclès, cette mesure répressive d'envoyer pendant trois jours les voyageurs à l'hôtel - prison.

Je réfléchis et j'explore l'idée de ne pas rentrer. Je ne me sens plus appartenir à un pays qui adopte une mesure non pas sanitaire ou scientifique mais une mesure dissuasive.

J'ai exploré aller vivre au Maroc mon pays natal que j'ai quitté à l'âge de 12 ans pour le Québec. Mes amis proches seraient ravis que j'y vive. Mes deux grands-pères y sont enterrés au cimetière Ben'sick.

Puis j'ai exploré d'aller en Israël où vit une partie de ma famille. pays de ma grand-mère paternelle qui y est enterrée avec mes ancêtres.

J'ai aussi pensé vivre à Paris avec ma soeur.

Puis j'ai encore reculé car mon père vit encore au Québec et mes enfants qui se disent Québécois de souche (Hum!) y vivent ainsi que mes petits-enfants. Mais voilà le seul parti qui a défendu les Canadiens contre cette mesure incroyablement répressive, y compris selon un rapport commandé par le fils de... , c'est le Parti Conservateur et Éric Duhaime.

Même le parti auquel j'ai contribué à bâtir avec Lucien Bouchard, s'est mis du côté de la répression sans justification scientifique. Comme s'ils étaient aussi atteints du syndrome de la punition. Simplement pour plaire à une partie de l'électorat envieuse et jalouse de ceux qui ont voyagé en disant qu'eux se sont sacrifiés et ont été solidaires en restant au pays.

Ils ont oublié ces envieux que les immigrants n'ont pas tous de la famille au Québec ou au Canada. Et qu'ils ont peut être d'autres contraintes et ont été obligés de voyager. Bref.

Depuis le mois de février, chaque jour, j'ai jonglé et je suis déchirée. Je ne me sens plus appartenir à un monde de délation et de répression inutile, mesure appliquée pour dissuader les joyeux gai-lurons qui voulaient aller dans le sud, encouragés qu'ils étaient par les compagnies aériennes qui multipliaient leurs pubs sur toutes les plate-formes au mois de décembre pour ensuite avaler l'argent des voyageurs.

J'ai refusé les vaccins que me proposaient les Espagnols car le fédéral ne les reconnaissaient pas. Voilà que depuis quelques jours, il les reconnait. Bref. Je ne sais pas encore si je reviendrais un jour. Peut être physiquement, à reculons, mais plus dans ma tête ni dans mon coeur.

Je ne me sens plus appartenir à un monde de délateurs ni à un pays de plus en plus répressif.

Peut être une image de dehors
Michel Laflamme et Fatiha Poivey
2 commentaires

dimanche 20 juin 2021

Pas de chicanes dans ma cabane

Jérôme Blanchet-Gravel, journaliste, écrivain et chroniqueur à QUB radio, rédigeait un post sur Facebook qui commençait ainsi : « Il faut passer du temps à l’étranger pour réaliser à quel point il est devenu difficile de débattre au Québec, et même d’entretenir des amitiés avec des gens qui ne partagent pas nos idées. »

Cher Jérôme Blanchet-Gravel, je partage ton opinion et j’irai plus loin. Je sais que tu me le permets, puisque c’est bien là ton propos. J’appréhende mon retour au Québec après avoir pris l’habitude en Europe de débattre, même avec des amis policiers de droite comme de gauche, (oui! oui! ça existe!), faisant partie de la même famille; d’écouter des émissions de télévision de débats. De réels débats et d’expressions de points de vue différents de la pensée main stream.


Pensées polarisantes valorisées

Lorsqu’on a pris goût à exprimer librement les nuances qui nous habitent et nous viennent en tête, lors de discussions, nous nous rendons compte, depuis l’Europe, que les pensées polarisantes ou binaires, pour ou contre, sont valorisées pour exclure, étiqueter. Il est certain que c’est plus sécurisant et confortable pour certains. Malheureusement, les sculptures des trois singes – entendre, voir et se taire – sont alors de mise.





Un exemple plus près de nous. J’ai, dans un texte bien personnel, critiqué les mesures abusives  prises par le gouvernement du Québec qui a fortement incité celui du Canada à la fermeture des frontières et à la quarantaine à l’hôtel pour les voyageurs à des frais exorbitants, par mesure dissuasive de voyager. Passant du peu de contrôle à un contrôle policé. Mesure dénoncée par les Conservateurs canadiens et par Éric Duhaime, chef du Parti conservateur du Québec, qui se fait un devoir de souligner les incohérences politiques pour ne pas tomber dans la pensée unique. Notez que je suis péquiste depuis que le PQ existe.




Certains m’ont signifié que je critiquais et remettais en question cette mesure, parce qu’elle m’atteignait personnellement. 

Si j’étais restée au Québec, j’aurais été encore plus virulente, sachez-le. 

C’est comme utiliser un bazooka pour tuer des moustiques. 

Depuis l’idée même de son application, je savais que cette mesure ne tenait pas la route d’un point de vue sanitaire et coûterait des millions à mettre en place, alors que les besoins criants de financement se font sentir en santé, dans la recherche pour le cancer, le sida, contre la violence faite aux femmes et aux familles, pour l’éducation, pour les enfants abandonnés, etc.


Plus de 33 millions de dollars en contrats privés

« La surveillance de la quarantaine obligatoire aux frontières du Canada a coûté plus de 33 millions de dollars à Ottawa en contrats privés accordés à des firmes spécialisées en sécurité, » rapportait Le Devoir.


Il y a deux semaines, un rapport commandé par le premier ministre du Canada reprenait scientifiquement les mêmes arguments, de non-sens sanitaire, de fardeaux pour les voyageurs essentiels, de dépenses exorbitantes et injustifiées de fonds publics, tout en empêchant les familles de se retrouver alors que selon le même article : « 98,6 % des personnes qui sont entrées au pays par les airs n’étaient pas porteuses de la COVID-19, ont indiqué les tests obligatoires effectués à la frontière; 99,7 % des voyageurs entrant par la route se sont retrouvés dans la même situation. »


Au lieu d’y voir une voix dissidente par simple bon sens, je suis passée pour une complotiste. Même Facebook s’y est mis. C’est à se demander si leurs censeurs savent lire et faire les nuances appropriées.


Complotiste alors que l’on respecte le port du masque, les gestes barrières et le lavage de mains. Notez que pour ma part, nul besoin de rappeler à longueur de journée le lavage de mains : mes parents m’ont bien éduquée.


Ce qui me sidère est que ce qui précède est aussi valable pour les médias. Difficile d’écouter quelques jeunes journalistes qui, au lieu de questionner, d’analyser, de rendre compte, font des topos dont le contenu incite, par le vocabulaire et les pronoms utilisés, les spectateurs à comprendre que les directives gouvernementales sont paroles d’évangile. Sans enquête. 


L’avenir des médias

Je ne parle pas des éditorialistes, mais des jeunes journalistes. Ça augure mal pour l’avenir des médias. Les gouvernements n’ont plus besoin d’engager des entreprises de communication ou de relations publiques. Ils ont de parfaits haut-parleurs qui feront le suivi adéquat, doublant et triplant ainsi leur effet après leur conférence de presse quotidienne, un rituel installé depuis le début de la pandémie.


Sans vouloir jouer les belles-mères ou les « de mon temps, c’était mieux », puisque j’en ai discuté avec de jeunes journalistes allumés, il serait approprié que les rédacteurs en chef jouent un rôle plus marquant pour pousser les jeunes à aller plus loin dans leur enquête, qui se résume parfois à n'interroger qu’une personne pour en faire une généralité. J’écoute ces topos et je suis étonnée que ça puisse passer.


J’ai été au pupitre de diverses salles de rédaction et je ne manquais pas de demander à un journaliste de reprendre un laïus, d’ajouter des entrevues pour amenuiser, nuancer ou contrebalancer, « tant le jupon dépassait ». 


Passe encore pour le commun des mortels – est-ce un héritage anglo-saxon? peut-être  –, mais du point de vue médiatique, c’est impardonnable.


J’écoutais, par exemple, le journaliste du Figaro, Ivan Rioufol, sur CNews en France, défendre dès le début de la pandémie le professeur Didier Raoult, l’utilisation de l’hydroxychloroquine et l’azithromycine, les libertés individuelles et collectives, et de mettre en évidence les contradictions médicales ou gouvernementales.


Chaque jour, je résonnais en bonne Québécoise en me disant qu’ils finiront par ne plus l’admettre sur leurs plateaux, c’est certain. Or, à mon grand étonnement et plaisir, non seulement il allait toujours plus loin quotidiennement, mais les patrons de la chaine de télévision lui ont offert pendant l’hiver une tribune hebdomadaire le dimanche soir à heure de grande écoute pour exprimer sa dissonance : Les Points sur les i.


Il est vrai que les « pas de vagues » ou « pas de chicanes dans ma cabane » font partie du folklore des expressions québécoises.


C’est aussi ce qui fait le charme des Québécois, avouons-le.

lundi 14 juin 2021

Au Maroc, on réunit les familles !

 Pendant que le premier ministre canadien se rend au G7: 

- Ne respecte pas les gestes barrières

- Ni le port du masque

- qu’il continue sa mesure honteuse de faire payer aux ressortissants canadiens 2000 $ pour 3 jours d’hôtel afin d’attendre un résultat de test qui prend 20 min à obtenir dans les pays civilisés, le roi du Maroc ordonne aux compagnies aériennes de baisser leurs prix pour permettre aux familles de se réunir. 😍

Je me souviens avec amertume que l’année dernière alors que nous avions beaucoup de difficulté à revenir au Canada, les partis politiques fédéraux y compris le Bloc sauf les Conservateurs exigeaient le retour au pays des ressortissants canadiens sous peine d’amende. Alors que Air Canada demandait 5848 $ pour un vol de retour. Non seulement nous étions dans le stress de ne pas pouvoir revenir mais ils enfonçaient le clou. C’est dans les moments de crise que l’on reconnaît les grands. 

Les joueurs de hockey peuvent entrer sans faire de quarantaine à l’hôtel? Ah oui! Bien sûr, ça c’est le bonbon pour vous faire obéir. 

Le monde est de plus en plus à l’envers. Les Conservateurs deviennent progressistes et les gauchisants se transforment en fasho. Allez comprendre quelque chose maintenant. 

Bravo au roi du Maroc de se préoccuper des réunions familiales! 🙏👏👏👏👏👏👏

Un pays ? C’est ainsi que doit se comporter un leader d’un pays.

Au Maroc, «selon le pays, les voyageurs devront présenter un test PCR négatif de moins de 48 heures pour les personnes non-vaccinées, celles vaccinées étant dispensées de test si elles présentent un pass vaccinal ou un certificat.»

dimanche 13 juin 2021

Mon père s'excuse !

Mon père a 93 ans. Tous les 13 avril, il nous pose la même question. Je l’ai d’ailleurs raconté sur ma page facebook. 

  • Vous êtes contents qu’on ait choisi le Québec pour y vivre? 

Et chaque année, ma sœur et moi le remercions d’avoir choisi le Québec.


Notre père est enfermé dans sa chambre dans un Centre privé pour personnes âgées à Montréal depuis le mois de mars 2020. Comme il est handicapé physiquement, ça fait un an et demi qu’il n’a vu que sa chambre, sa télévision, sa fenêtre qui donne sur l’oratoire Saint-Joseph et les préposées qui passent le voir. 



Entre juillet et novembre 2020, je n’ai pu rentrer dans sa chambre que 5 fois, habillée en scaphandre, alors qu’avant la pandémie, je passais des heures avec lui trois ou quatre fois par semaine parfois plus à regarder la télévision ou à écouter de la musique arabe ou américaine des années 40. 


En octobre 2020, je parlais à l’infirmière qui le visite parfois et je lui demandais qu’elle lève cette interdiction car je suis la seule à lui rendre visite. Elle me répond qu’elle ne peut pas. Je la mets au courant du fait que je dois partir en Espagne pour finaliser des documents gouvernementaux officiels. Elle me conseille, non seulement de partir mais m’informe que le Centre ne serait pas ouvert à son avis avant le printemps ou l’été 2021.


Ma sœur qui vit à Paris et moi devions rentrer le 1er mai à Montréal pour enfin voir notre père que nous appelons au téléphone tous les jours. Sa voix s’éteint un peu plus chaque jour. Et il commence à répéter les mêmes phrases. 


Or, voilà que depuis le mois de février, il y a une obligation de faire trois jours d’hôtel – prison en arrivant sur le sol canadien à nos frais. Ce qui veut dire pour ma sœur et moi, retraitées, 4000 $ alors que nous sommes devenues le soutien financier de nos enfants qui ne travaillent pas depuis un an et demi. Les grands spectacles ayant été annulés. 


Et nous étions craintives et passibles de l'attraper à l'hôtel alors que nous sommes si prudentes. 


Cette aberration copiée des pays insulaires a été dénoncée par un seul parti politique : les Conservateurs aussi bien à Ottawa qu’au Québec par leur nouveau chef Éric Duhaime


J’ai écrit plusieurs post depuis des mois sur facebook pour dénoncer cette mesure purement politique d’autant que tous les virologues du monde, enfin ceux qui ont de la crédibilité, pas ceux qui sont titulaires de chaires Pfizer ou Moderna, s’entendent pour dire que le virus se développe entre 3 et 10 jours. 


Je vous avoue que je lis tout ce qui s’écrit et se dit en Allemagne, en Italie, en Espagne, en France et au Maghreb. Personne n’a exigé une mesure aussi répressive. Pas même l’Arabie Saoudite qui a transformé ses hôtels en clinique surveillée, par des médecins et infirmières pour isoler les malades ou les voyageurs au frais de l'état. 


Les autres partis politique du Canada et du Québec, se sont tous pavanés devant les écrans, le sourire aux lèvres pour demander que cette mesure soit même renforcée pour les voyageurs qui passent par la frontière terrestre. Ce sourire est imprimé dans ma mémoire à jamais. L'arrogance exprimée était tellement empreinte de mépris pour les immigrants qui n'ont pas toute leur famille sur place. 


Il y a une semaine, un rapport stratégique sur la quarantaine a été rendu publique et aussitôt balayé du revers de la main par les politiciens qui souhaitent continuer à appliquer cette mesure répressive qui n’a aucune valeur ni sanitaire ni scientifique.


Sondages et clientélisme électoral oblige ! Ou diversion, c'est selon. 


Le Premier ministre du Canada, qui a lui-même commandé cette étude, ne l’applique pas jusqu’à nouvel ordre. 


Qu’en est-il de mon père? Nous l’avons mis au courant du fait que nous ne pouvons pas rentrer chez nous et lui avons expliqué cette mesure mille et une fois pour qu’il comprenne pour quelle raison, nous ne rentrons pas. 


Ce n’est que cette semaine qu’il a allumé. Il ne cesse depuis de s’excuser d’avoir choisi le Canada et de nous avoir entrainés alors que nous voulions vivre en Europe. Il m’a encore répété hier dans son vocabulaire :

  • Je m’excuse de ne vous avoir écoutés même si vous étiez enfants. Je croyais que nous vivions au Canada dans un beau pays qui défend les gens. Je m’excuse. Je regrette d’avoir voté pour ce parti politique toute ma vie.


Ses excuses m’ont crevé le cœur. Je regrettais de lui avoir expliqué pour quelle raison nous ne rentrions pas. Depuis, il ne cesse de répéter ses excuses. 


Je lui ai dit que seul le parti conservateur défendait ses valeurs et ses principes. Qu'il aurait dû voter Conservateur.


Qu’à titre d’exemple, le communiqué ci-après, depuis cette mesure prise par les libéraux, les Conservateurs sont les seuls à avoir dénoncé ces mesures et leur incohérence. 


Hier soir, nous avons vu ce film Le Père et nous regrettons d’avoir expliqué à notre père que nous ne pouvons pas rentrer chez nous parce qu’on nous oblige à passer une quarantaine à l’hôtel - prison. Il répète exactement comme dans le film. 

Il s’excuse sans arrêt maintenant d’avoir choisi le mauvais pays.