jeudi 11 août 2022

Arlette, le film à voir! Courez!

 Vous n’avez pas vu le film Arlette? 


Ce soir, je suis allée voir Arlette au Quartier Latin avec mon ami Michel Duchesne  l’Écrivain public, celui avec lequel j’ai voyagé en Espagne pour présenter à Tolède à Conecta notre future production TV filmée sur la Costa Del sol, basée sur son livre La Costa des Seuls; celui qui défend et devait défendre la culture au Bloc Québécois s’il avait été élu. 

Quel film! Vous ne l’avez pas vu? Courez le voir! 

Vous le savez, j’ai travaillé à l’Assemblée nationale du Québec et je vous assure que c’est exactement comme ça que ça se passe! Comme dans le film Arlette  Exactement! 

Une réalisation de Mariloup Wolfe toute en subtilités, en trouvailles et en finesse. 

Une comédienne - née Maripier Morin, belle, lumineuse, dont le port - altier, les gestes et la démarche sûre pourraient faire blêmir de jalousie toute femme qui aspire à être comédienne. Elle est tout simplement époustouflante! 

Que dire de David La Haye! Méconnaissable et incroyablement crédible. Quel comédien formidable! Ses regards qui en disent longs. 

Lorsque Arlette, ministre de la Culture, lui susurre à l’oreille « la mise s’en scène était parfaite, quel comédien! J’ai pris des leçons! » On se demande si cette phrase s’adresse au comédien ou au ministre des Finances, incarné par David La Haye. Quel beau clin d’œil! 

D’autres excellents comédiens: Gilbert Sicotte, Paul Ahmarani, Benoit Brière et tous les autres comédiens étaient fabuleux. Même l’image de Marie Antoinette 😉 jouait son rôle à la perfection ! 

Michel Duchesne m’a invitée à aller voir Arlette. D’habitude, je ne vais pas visiter un pays où une ville où voir un film sans m’imprégner auparavant de ce auquel je dois m’attendre. Dans le cas de Arlette, je ne savais pas du tout de quel genre de film, il s’agissait. Je n’avais lu aucun résumé, ni aucune critique. 

Quelle surprise! 

Un délice d’écouter les plaidoyers sur la culture sous toutes ses formes… 

Critiques aussi des médias que Anne Casabonne, journaliste TV, dans Arlette, incarne. Drôle et si vraie. On l’imaginerait facilement intervieweuse TV au parlement de Québec. 

Ce film sera primé à l’international c’est sûr! Il est sérieux, drôle, plein d’humour et de vérités. Bravo!  

mercredi 15 juin 2022

L’écrivain Michel Duchesne au Festival “Conecta” pour présenter “la Costa des Seuls”

Du 21 au 24 juin aura lieu à Tolède l’événement Conecta qui réunit des centaines de créateurs, producteurs, scénaristes de l’industrie du film et des médias. L’écrivain Michel Duchesne y sera, accompagné de Evelyne Abitbol, puisque la Société de Développement des Entreprises Culturelles du Québec (SODEC) leur a donné la possibilité de s’y rendre pour présenter le projet d’une série télé co-production Espagne-Québec tiré(e) du roman de Michel Duchesne, La Costa des Seuls dont Evelyne Abitbol est co-scénariste. 

Joyeuses vacances en groupe ! ! titrait en pleine page Le Journal de Montréal à la sortie du roman : c’est le genre de livre qui nous incite non seulement au voyage et qui parvient à nous rendre heureux. 

                         Ne sais-tu pas que nous avons tous la prétention de souffrir                                         beaucoup plus que les autres ? Pourquoi mettez-vous des peines infinies                     dans une vie si courte ?




C’est par cette citation d’Honoré de Balzac tirée de La peau de chagrin que débute le roman de Michel Duchesne, un amoureux de l’Andalousie, comme Evelyne Abitbol qui a publié l’année dernière un roman inspiré du passage de Rainer Maria Rilke à Ronda, qu’il a par ailleurs préfacé.

Alors par où commencer, par le livre ou par l’auteur ? Pour LePetitJournal.com en Andalousie Evelyne Abitbol s’est amusé à interroger son ami Michel Duchesne, et ils nous parlent d’abord de ce livre.

 

Evelyne Abitbol : Qu’est-ce que La Costa des Seuls raconte?

Michel Duchesne : De Granada à Séville en passant par Malaga, il s’agit d’un groupe de vingt-sept touristes québécois d’origines diverses, sous la gouverne d’un guide débordé, qui transportent sur la Costa del Sol leur bagage d’expériences et d’histoires personnelles qu’un soleil radieux ne parvient que mieux mettre en relief.

Ils sont rares les romanciers qui, de nos jours, provoquent chez le lecteur une prise de conscience des inégalités sociales dans le rire mêlé à la tristesse. Vous savez, ce type de rire qui nous arrache les larmes aux yeux par la tendresse qui transparait en filigrane. 

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vendredi 18 février 2022

Le passeport, le pass vaccinal et le personnel hospitalier de l’hôpital de Verdun – CIUSSS du Centre-sud de Montréal

Mercredi 16 février, je prenais le vol d’Air Transat de retour d’Espagne à Montréal trois mois à l’avance car je soupçonnais que mon père n’allait pas bien. Je n’aimais pas sa voix au téléphone depuis quelques jours. Ma soeur me dit que j'ai toujours eu une relation fusionnelle avec mon père. C'est vrai!

Nous atterrissons à 13 h 20. Je passe rapidement les douanes car j’ai eu la chance d’avoir la COVID fin janvier. Et que franchement l’aéroport et le pays a l’air d’être dans un isoloir.


15 min après avoir ouvert ma ligne cellulaire, en prenant mes bagages, je reçois un courriel du centre où vit mon père pour m’annoncer qu’ils l’ont envoyé en ambulance à l’hôpital de Verdun – CIUSSS du Centre-sud de Montréal. 


Je me précipite à l’hôpital. J’arrive une heure après lui, me dit-on.


À la porte, dialogue invraisemblable :

  • - Vous avez votre passeport, me demande-t-on à l’entrée?
  • - Oui, bien sûr. 

Je sors évidemment mon passeport, comme une dizaine de fois, depuis mon départ de l'aéroport de Malaga le matin-même, en demandant :


- Pour quelle raison vous voulez voir mon passeport ?


La dame me répond :

  • - Non. Pas votre passeport! Votre passeport.
  • - Mais! C’EST mon passeport!
  • - Je veux voir votre passeport vaccinal.
  • - Ah! Vous voulez mon pass vaccinal. Ok. Le voici. Mais ce n’est pas un passeport madame. J’arrive de l’aéroport aussi lorsque vous me demandez mon passeport, je n’en connais qu’un, c’est celui dont nous avons besoin pour passer les frontières. Pardonnez-moi je n’avais pas compris que vous vouliez dire le pass vaccinal.
Notez que je ne me suis pas fait vacciner par conviction au bienfait de ce médicament mais pour pouvoir voyager. 

Je demande à voir mon père, 94 ans qui vient d’être transporté en ambulance à l’urgence. On me dit que ce ne sera peut-être pas possible mais ils se ravisent lorsque je leur montre mon test Covid-positif, passé il y a 16 jours dans un laboratoire/clinique de Benalmadena/Arroyo de la Miel, 4 jours après avoir débuté la Covid. 


Chut! J'ai pris de l'azithromycin qui a immédiatement agi... 


Ils me permettent de le voir. Je passe l’après-midi avec lui. Il m’a parlé au début, a su que j’étais auprès de lui puis il a fermé les yeux et a dormi ensuite toute l’après-midi et en soirée.


La docteure, urgentologue, qui porte le même prénom que moi avec un i m’annonce qu’on le fera évaluer pour les soins palliatifs. Elle prend le temps de m'expliquer et de me rassurer. Je ne suis pas habituée à ce genre de traitement dans les hôpitaux que j’ai souvent fréquentés (casse-cou je suis). 


J'étais dévastée, effondrée. 


D’une amabilité incroyable, m’informe, me pose des questions. J’ai eu affaire au premier être humain au sein du personnel soignant d’une humanité étonnante.

Le préposé (dont j’oublie le prénom), l’infirmier Guillaume, tous étaient d’une gentillesse à faire monter les larmes aux yeux à chaque interaction. 


Je ne m’oppose pas au fait du « pas d’acharnement ». 

À son âge, sa qualité de vie n’est pas géniale. Il ne peut plus sortir de son lit.


Bien sûr, mon père a 94 ans.

Bien sûr, il a eu une belle vie de musicien saxophoniste et clarinettiste,  amoureux du jazz.

Bien sûr, il a voyagé, profité...

Bien sûr, il était heureux d'émigrer au Québec. 

Bien sûr qu'il n'est pas éternel. Mais!


C'est toujours difficile de se séparer de quelqu'un. Un moment où l'on voit les choses sous un autre prisme.


Ils font des tests non invasifs. Je reste jusque vers 20 h.


Je rentre à la maison. 


À deux heures du matin, en décalage horaire, je retourne à l’hôpital mais je n’ai pas réussi à le voir. Il a apparemment la COVID. Son test est revenu positif. Je mentionne à l’infirmier (dont j’oublie le prénom, Pardon. Trop endormie). Mathieu, je crois, 

qui a pris le temps de venir me rencontrer à la porte, que je l’ai eue et que j’ai passé tout l’après-midi la veille avec lui. Les instructions sont fermes. Il est aussi d’une gentillesse à couper le souffle. Il me donne le numéro de l’urgence et me conseille d’appeler le matin, qu’on me donnera des nouvelles et qu'on me permettra peut être de le voir.


J’ai pris en tout 3 taxis en 12 heures, les chauffeurs : un Haïtien, un Marocain et un Pakistanais anglophone d'origine. Tous trois m’ont dit la même chose avec les mêmes expressions. Ce pays va être en faillite. Ces gouvernements ont mis le pays à terre avec des décisions politiques. Tous trois ont parlé de dictature qu’ils connaissent bien. Je n’ai pas rétorqué car en Europe, chaque fois que je disais que je venais du Québec ou du Canada, on me répondait : Ah ! la nouvelle dictature. Je hochais alors les épaules et la tête pour signifier que je ne comprenais pas les décisions prises. Sans autres commentaires. Une différence de perception du pays autrefois si positive et admirative. 


Je retourne à la maison. Le matin, j’appelle à l’urgence comme conseillé par l’infirmier. 


On me dit que mon père s’est réveillé ce matin et qu’il a parlé et bu avec plaisir avec le préposé si patient que j'avais rencontré la veille. 


On me prévient que le médecin chargé des soins palliatifs, Dr Hébert, m’appellera sous peu. Il ne s’est pas passé une demi-heure, je reçois l’appel du médecin qui me pose des tas de questions sur l’historique médical de mon père, sur son moral, je confirme qu’il n’a pas quitté sa chambre ni son lit depuis le début de la COVID en mars 2020 et un peu avant et que ça a eu un effet désastreux sur son moral. 

Que, normalement, je quitte pour l’hiver en novembre. Je ne suis pas partie à cause de cela avant la mi-décembre par obligation de renouvellement de papiers légaux. Non complétés d'ailleurs.


Le médecin me propose de l’hospitaliser en gériatrie, en observation afin de déterminer s’il ira mieux. 


Ainsi il retournera au centre, sinon il ira en soins palliatifs si sa santé se détériore. 


Une demi-heure plus tard, Dr Martine Roy, gériatre, m’appelle pour me poser des questions sur la famille, la personne responsable, etc. et m’explique le plan de match. Il sera hospitalisé dans une chambre pendant 10 jours en observation et nous verrons ce qui se passera. D'une gentillesse et d'une patience aussi impressionnante que les autres.


Mon père qui n'a qu'un demi-poumon fonctionnel ne tousse pas, n’a apparemment pas la gorge irritée, etc. Il dort. Je ne comprends pas qu'il puisse être diagnostiqué COVID puisqu’un des signes de la COVID : la toux. Ce qui serait désastreux pour lui. J’ai eu la COVID et j’ai tellement toussé. Mes amis triplement vaccinés aussi.  Elle m’explique que les personnes âgées réagissent différemment.


Il dort tout le temps. 


Comment font les infirmiers, préposés, médecins, spécialistes, après deux ans de pression au sein d'un système défaillant pour être aussi patients, gentils, aimables, plein d’humanité ? 


Ça m’a bouleversée! 


Au personnel de l’hôpital de Verdun – CIUSS du Centre-ville de Montréal :


MERCI ! 

MERCI D’ÊTRE LÀ ! 

MERCI POUR VOTRE HUMANITÉ SI RARE DE NOS JOURS !


Je viens de terminer l'écriture et la publication d'un livre dans lequel il est fortement question des anges de Rainer Maria Rilke. 


Je les ai rencontrés. Des anges tombés du ciel. Je vous le dis ! 


Des vrais en chair et en os !






lundi 24 janvier 2022

Critique du livre Rilke l'Andalou par Pierre Turcotte

 Rilke l’Andalou de Évelyne Abitbol

par Pierre Turcotte
Rilke l’Andalou. Le titre est trompeur. On s’attend à un essai historique sur le passage de l’illustre poète dans cette ville de l’Andalousie connue des touristes qu’est Ronda. Déjà, une première surprise avant même d’ouvrir le livre : Rainer Maria Rilke a donc vécu un temps en Andalousie ? Non pas que cela nous étonne qu’il puisse avoir été charmé par la ville de Ronda et ses beautés, nous l’avons tous été, qui avons eu la chance de la visiter, mais plutôt qu’on n’en ait pas entendu parler avant. Bref, on a le livre dans les mains et on s’apprête à plonger dans un essai socio-historique qu’on espère passionnant. Or, c’est tout autre chose qui nous attend.

Montage éphémère : la sculpture de Rainer Maria Rilke à Ronda dans les jardins de l'hôtel Reina Victoria. À la fin du livre, l'inscription qui repose près de la sculpture y est reproduite. 

Il s’agit en fait d’un récit autobiographique racontant avec beaucoup de sentiment et d’érudition une rencontre tout à fait spéciale, comme on les aime quand elles nous arrivent : une journée de discussion passionnée entre trois interlocuteurs que le hasard a fait se rencontrer, à un moment charnière de la vie de chacun, et qui fait s’entrechoquer leur quête identitaire respective. Bon, pas totalement autobiographique, car un personnage est inventé, mais l’auteure s’y dévoile largement au fil des pages et nous fait connaître ses origines et ses pensées profondes.


La temporalité est ici respectée, mais entrecoupée de sauts dans l’espace et dans le temps sur les traces de Rainer Maria Rilke, Lou Andreas-Salomé, Nietzsche, Cézanne, Rodin, Freud, et d’autres. Si on devait assimiler ce récit à un instrument de musique, je dirais volontiers l’accordéon, par l’action du soufflet qui tire et pousse, écartant constamment les pans de la temporalité, sauts dans le passé et retours du dialogue dans le présent de la narration, comme si les années se trouvaient emmêlées et l’espace fluide. Une musique, inévitablement, s’en dégage. On est à Ronda, mais aussi à Séville, à Cordoue, à Paris, à Vienne, au Moyen-Orient, au Québec… Dans tous ces lieux, des êtres sont convoqués, cités, admirés. Les personnalités déjà citées, des amis, des collègues d’une vie de labeur et d’engagement politique, mais, surtout, la famille, les ancêtres et les traces qu’ils ont laissées, bien malgré eux, en exil, en exode, sans se douter qu’un jour, tôt ou tard, une descendante en saisirait le prétexte pour essayer de remonter la temporalité identitaire. On n’est nulle part et partout à la fois : le récit sert de prétexte à cerner le monde en soi, y dénicher sa place, celle de ses ancêtres, sa culture et ses questionnements. Se comprendre soi-même, pour ceux qui y parviennent, devient l’exploit d’une vie.

 

















Le bureau, la bibliothèque et le manteau de la cheminée de la chambre 208 sont reproduits dans le lobby de l'Hôtel Catalonia Reina Victoria à Ronda.

Chaque personnage apporte sa propre dimension, que l’auteure tente d’assimiler et d’intégrer à la sienne propre. La présence de Rilke sert de catalyseur et de passage entre eux. Un prétexte, en somme. Mais, quel prétexte ! On a le plaisir de lire plusieurs de ses poèmes, parfois mystiques (la convocation des anges…), et qui scrutent souvent l’âme inquiète, tout au long du récit.

Rilke l’Andalou, d’accord, mais ne s’agit-il pas plutôt d’Évelyne Abitbol l’Andalouse d’adoption ? L’auteure se dévoile et révèle des pans secrets de sa vie, sa nature profonde, son étonnante érudition. Elle aussi, comme Werther (on pense aux Souffrances du jeune Werther de Goethe), comme Rainer (encore sollicité par un jeune poète), comme Lou (le modèle tant admiré), a vécu une vie d’errance, cherchant sans cesse des attaches qui ne parviennent jamais vraiment à l’attacher. Trouver son essence dans la fuite en avant n’est pas chose facile, mais certes enrichissante. Rien de plus plat et morne que le suffisant qui croit savoir tout de lui-même et ne se pose aucune question. Nous sommes loin de cela avec Évelyne Abitbol qui se livre sans fard.


Devant l'Hôtel Catalonia Reina Victoria - Ronda

Mais, au-delà du prétexte identitaire, littéraire et philosophique, le récit raconte l’histoire d’une séduction momentanée, de ces séductions improbables qui nous guettent au détour d’une rue, à l’ouverture d’une place ou auprès d’une fontaine, et qui nous remettent en question, l’espace d’un jour, comme si une chance nous était offerte de revivre les passions irraisonnées de la jeunesse. Me séduit-il, l’ai-je charmé ? Pourquoi me regarde-t-il ainsi, est-ce à moi que s’adresse ce sourire et cette remarque allusive ? On se demande tout au long du récit si la narratrice va céder à la tentation – dirais-je à la gourmandise ? – de jouer à l’initiatrice avec ce jeune poète plus impressionnable que sûr de lui. Ou, mieux, de vivre une folie pour elle-même tandis qu’il en est encore temps et que les chances, elle le sait, iront en s’amenuisant avec le temps, ce cruel sablier dans lequel le sable ne remonte jamais à moins de tout renverser. Mais je ne dévoilerai pas ici ce mystère.

Lisez ce livre si vous avez envie d’évasion, même si on ne s’évade d’aucune prison. Lisez ce livre si vous aimez l’Andalousie, même si vous devez parcourir le monde par l’itinérance des poètes déracinés. Lisez ce livre si vous aimez Rainer Maria Rilke, même si vous croyez tout connaître de lui.

Née en Afrique du Nord, au Maroc, journaliste, Évelyne Abitbol a vécu la majeure partie de sa vie au Québec où elle a consacré une grande partie de sa carrière au dialogue des cultures et des civilisations. Elle a travaillé au sein d'organisations internationales et nationales à la défense des droits humains et de la démocratie. Elle est la cofondatrice de la Fondation Raif Badawi pour la liberté (FRBL).

Elle partage maintenant sa vie entre l'Andalousie et le Québec.

Le livre est illustré par l'aquarelliste andalou Salvador Chica Jimenez, né à Ronda. Il peint depuis l'enfance mais a découvert l'aquarelle adulte. Il aime la transparence que procure l'aquarelle. D'une couleur, dit-il, on peut dériver vers plusieurs tons. Ce sont comme des cristaux de couleurs sur fond blanc.

Rilke l’Andalou, disponible chez Renaud-Bray et Archambault. Aussi en commande sur Amazon et à la librairia Dumas, Calle Jerez 8, Ronda - Andalousie
ABITBOL, Évelyne. Rilke l’Andalou. Montréal : Éditions Dialogue Nord-Sud, 2021, 171 p.
Málaga, 23 décembre 2021
Poète, auteur de :
FINESSE DU SABLE, poèmes en prose, Éditions Takaba.
TOTEM SALUTAIRE (Prix du Jury Youve France 2021), poésie, Éditions Mikanda.
CALME BRÛLANT, poésie, Pierre Turcotte Éditeur.

#pierreturcotte #critique #rilkelandalou #evelyneabitbol
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samedi 15 janvier 2022

Critique de "Un Québécois à Mexico : récit d'un double choc culturel"


Ce n’est pas le premier livre que je lis signé par Jérôme Blanchet-Gravel. En fait, je les ai tous lus puisque les sujets que le journaliste - essayiste y abordent sont mes sujets de prédilection et faisaient partie prenante de mon travail professionnel.

J’abordais donc la lecture d’un Québécois à Mexico, comme pour ses autres livres, par ailleurs, de manière un peu désinvolte mais avec tout de même une attente particulière pour celui-ci, interpellée par le sous-titre : Récit d’un double choc culturel. J’ai donc attendu d’être sur le vieux-continent, en Andalousie (Espagne), où je vis mon triple choc culturel pour en aborder la lecture.

Plus qu’un livre sur le « pays de la Nouvelle Espagne », le Mexique, Jérôme Blanchet-Gravel crée une fresque mosaïque de ses découvertes au « pays des morts », avec des allers et retours vers la modernité occidentale pas si avant-gardiste que cela malgré sa prétention.

Ce « pays des morts » est en fait un pays des biens-vivants, écartelé entre tradition et modernité en comparaison avec le Québec et l’occident qui ont fini par l’étouffer et qui, d’après l’auteur, nage en pleine régression humaine.

« Il faut quitter la sphère de l’habitude pour expérimenter sa propre étrangeté… toute personne qui en a les moyens devrait se payer une fois dans sa vie le luxe de cette extrospection ».

Texte publié dans le Petit Journal - Section Internationale - Mexico et Montréal

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