vendredi 10 août 2012

FUSION JEUNESSE : UNE HISTOIRE DE DÉCROCHAGE SCOLAIRE ,



Rendons ici hommage à Benoit Labonté, l’ex-maire de Ville-Marie (centre-ville), car c'est par lui que tout a commencé. Il avait réuni cinq à six personnes autour d’une table… dont Mme Phyllis Lambert et moi-même…  pour « brainstormer » (faire du remue-méninges) et soumettre des idées de solutions aux problèmes du centre-ville dont, entre autres, le décrochage scolaire et l’itinérance. La suite...


A la suite des discussions, M. Labonté, que je remercie ici pour cette initiative, a alors tenu en 2008, le Forum économique et social Ville-Marie, qui m’a permis de soumettre publiquement l’idée de la création d’un organisme tel que Fusion Jeunesse. 

Fusion Jeunesse, l’OBNL, a donc été fondée en 2008. L’organisme crée des partenariats entre des écoles secondaires et des universités afin de contrer le décrochage scolaire auprès des élèves du secondaire en les impliquant dans des activités qui les interpellent.

La formule est simple : Fusion Jeunesse envoie des étudiants universitaires, comme agents de vie communautaire, dans des écoles secondaires défavorisées afin d’implanter des projets qui motivent les jeunes à se surpasser, à devenir créatifs, les stimulent à s’impliquer davantage dans leur réussite scolaire et suscitent chez eux le sentiment d’appartenance à l’école.

  • La petite histoire maintenant : Lorsque nous avons proposé le projet Fusion Jeunesse d'abord aux universités montréalaises, l'implication de ces dernières a été spontanée. Conseillère stratégique, je tenais à faire de cet organisme un modèle dans la reconnexion entre les générations. 

J'avais connu Gabriel Bran Lopez, étudiant et nouveau bachelier de Concordia, pendant la mise sur pied de l'organisation du Pacte des générations. Tout de suite j’ai su qu'il était plus mûr que beaucoup de jeunes de son âge. Je savais qu'il allait faire de grandes choses dans sa vie professionnelle si on lui donnait le coup de pouce qui lui manquait.  

Nos discussions sont allées très vite. Nous savions qu'il manquait au Québec ce lien entre les étudiants universitaires et les élèves des écoles secondaires.

Il manquait aux étudiants en troisième année ou en maîtrise une expérience de terrain pour compléter leur cursus et démarrer leur carrière en testant leurs connaissances nouvellement acquises.

Et il manquait, j’insiste sur ce verbe, aux élèves des écoles secondaires, des modèles de personnes de leur génération ou presque pour les stimuler, pour éveiller leurs passions, leur servir d'exemples et les empêcher de décrocher par manque d’intérêt.

J'étais alors vice-présidente des directeurs des relations gouvernementales des universités canadiennes de par mes fonctions à l'université Concordia. Gabriel et moi avons pris notre bâton de pèlerin et nous avons été à la rencontre, des directeurs d'écoles, des représentants de l’orientation stratégique de  la Ville de Montréal, de la CSDM, de la commission des écoles anglaises, des recteurs des universités, HEC, Polytechnique, ETS, etc. via les directeurs des relations gouvernementales des universités, etc.

Partout après chacune de nos rencontres, la réponse a immédiatement été positive. Pendant que le gouvernement parcourait le Québec en consultation pour identifier ce qui pourrait constituer une intervention valable pour contrer le décrochage scolaire, nous mettions en place la structure: Fusion Jeunesse. 

Une journée, Gabriel et moi avons pris notre courage à deux mains et nous avons été rencontrer celui qui allait nous aider à solidifier l'organisme: M. Jacques Ménard, Président du conseil d’administration de BMO Nesbitt Burns et Président de BMO Groupe financier.

Je n'ai pas hésité une seconde à lui demander d’accepter de tenir le rôle de président du conseil d'administration de l’organisme que nous étions en train de bâtir. 

Depuis et avec lui à la tête du conseil, Gabriel Bran Lopez s'est entouré d'une équipe de jeunes et de moins jeunes et prouve par son leadership qu'il fait la différence malgré son jeune âge.

Je suis le mentor d'une dizaine de jeunes. J'aime jouer ce rôle auprès d'eux. Leur énergie et leur soif d'avancer "vite" est indescriptible.

Lorsque l'on aide les jeunes à avancer, lorsqu'on leur donne un coup de pouce et qu'on leur ouvre les portes de nos connaissances personnelles et professionnelles et de notre savoir faire, ils nous le rendent au centuple par leur implication et leur dévouement à la cause qu’ils embrassent.

Les jeunes du Québec ont été forcés de défendre leurs intérêts dans la rue. Ils ont éveillé une population en état d’hypnose. Nous leur devons une attention particulière.

Occupons nous d’eux maintenant. Occupons-nous autant de ceux qui vont mal que de ceux qui vont bien.

Pour en savoir plus sur Fusion Jeunesse