lundi 21 octobre 2019

21 octobre 2019


Vous dire que depuis le 2 octobre 2018, je me suis désintéressée de la politique québécoise. J'ai donc pris ma retraite. J'ai voyagé, fait le tour de la famille en Andalousie (Espagne), à Paris (France), en Italie, aux États-unis, etc.

Le Québec, ce n'était plus moi. C'était eux, les autres.

J'ai retrouvé un certain intérêt au moment où la CAQ a avancé la loi 21 sur la laïcité. Un peu d'espoir était né. Je suis alors revenue au printemps.

Les élections fédérales s'annonçaient à l'horizon. L'enthousiasme n''était pas au rendez-vous.

Pas une autre élection! Pas encore des salissages en règle sur la place publique!

Pas encore la trâlée de trolls qui naissaient sur les médias sociaux! Pas encore les mêmes accusations envers les méchants séparatistes... les mêmes rengaines de peur.

Mes amis/amies le savent, j'ai été de la première heure du Bloc québécois comme responsable des communications des 8 députés transfuges à Ottawa et attachée de presse de Lucien Bouchard. J'ai travaillé sur les deux premières campagnes du Bloc. Celle de Charlottetown et celle qui a mené à la victoire du Bloc à l'opposition officielle : 54 députés élus à Ottawa.

Oui, vous l'avez bien lu les plus jeunes, 54 députés élus. Rien qu'au Québec

Et y a eu le référendum de 95 avec les résultats que l'on connaît. J'ai toujours voté Bloc québécois malgré le résultat du référendum, malgré les tempêtes qui ont secoué le parti. Mais sans grand enthousiasme.

Je me souvenais des discours de Lucien Bouchard, le Bloc, un mandat, est à Ottawa jusqu'au référendum.

J'ai donc suivi la campagne électorale de 2019. Sans grand intérêt à cause du piètre résultat du Parti québécois en 2018.

C'était mal connaître les Québécois et le rebondissement dont ils sont capables pour défendre notre identité, notre langue, notre culture française et notre territoire.


J'ai appris à mieux connaître des candidats:



Claude André que je connaissais pour l'avoir soutenu dans la publication de son livre sur le marketing politique, Quand la clique nous manipule. Un poète, un analyste politique, un professeur, un homme à l'esprit analogique doté d'une belle sensibilité aux causes sociales.









Michel Duchesne, que j'ai rencontré très tôt au début de la campagne. Michel avec qui j'ai sympathisé immédiatement car nous partageons des passions communes, d'abord la littérature, il est écrivain et a publié un roman sur la Costa del Sol (ma deuxième maison imaginaire) et son implication sociale et communautaire. Il est écrivain public comme mon grand-père qui rédigeait, au coin de la rue, les lettres de tout le voisinage en français, en espagnol, en arabe, en hébreu, en allemand, etc.
Une belle âme qu'on ne rencontre pas souvent dans une vie qui a pour mission, entre autres, de mettre fin à l'insécurité alimentaire dans Laurier-Sainte-Marie.




Valérie Tremblay, si vaillante, qui a parcouru le Québec sans relâche. Venue à Sherbrooke pour la graduation de sa fille et pour rencontrer Ensaf Haidar, la femme de Raif Badawi, le blogueur emprisonné en Arabie Saoudite.


Simon- Pierre Savard-Tremblay, notre relève intellectuelle québécoise. Un homme de grande culture politique et historique dont le livre sur l'État succursale m'avait passionnée. Qui s'est présenté pour si justement refuser que le Québec reste dans un état de succursale.

Puis, j'ai suivi un peu plus les informations, lu les articles, les éditoriaux, les articles / mensonges en français et en anglais. 

C'est en lisant ces derniers, et les couvertures injustes et biaisées, que, tranquillement, je revenais vers ce qui avait alimenté toutes mes années d'implication, en journalisme d'abord et en politique par la suite.

Mon amour infini pour le Québec renaissait! Ce Québec qui a bercé mon adolescence et m'a ouvert les portes de la connaissance d'un grand peuple.


J'ai écouté attentivement les débats pour me rendre compte de la solidité et de la transparence du chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet. 

J'ai eu la chance d'avoir quelques échanges avec ce dernier lorsque Ensaf Haidar évaluait la possibilité de se présenter pour le Bloc québécois. J'ai pu cerner la personnalité authentique et conviviale du chef. Un rassembleur respectueux ! 

J'ai suivi les péripéties de sa campagne, lu la plate-forme du parti sur les enjeux environnementaux, sur la langue, la culture, l'économie...  

J'ai perçu la même montée du Bloc qu'en 1993. Un renouveau. Une fierté nationale palpable comme pendant les festivités de la Saint-Jean Baptiste. 

Je suis partie de loin, de l'Andalousie. J'y crois à nouveau! 

Aujourd'hui, 21 octobre 2019, je souhaite à tous les candidats et candidates de grande valeur qui se présentent pour défendre les intérêts du Québec, d'être élus. 

Vous avez fait une magnifique campagne, bienveillante et instructive à plusieurs égards. Vous avez accompli ce qui était encore impensable, il y a quelques semaines: vous avez démontré un esprit d'équipe, unis par la même volonté.

Le chef et ses candidats et candidates ont réussi à rappeler ce que devrait être la politique : un échange d'idées et de vision.

Prouvons-le encore aujourd'hui!

Le Québec, c'est NOUS! 







vendredi 27 septembre 2019

El Gran Wyoming

Il nous manque au Québec ce genre d’émission. 

La nation québécoise qui fournit le plus d’humoristes au km2 devrait pouvoir faire mieux qu’Infoman, une demi-heure par semaine. Ce n’est pas suffisant. Il nous faut plus d’Infoman. 

Cet article date de 2015. Mais l’émission quotidienne espagnole, elle continue jour après jour de nous faire rire, décanter. 

Ceux et celles qui ont la chance d’avoir un décodeur satellite peuvent la voir en direct tous les soirs du lundi au jeudi. Lorsque je suis en Espagne, je ne la rate jamais. 


Lui, El Gran Wyoming commence toujours son émission par:  

«Vous connaissez déjà les infos, nous allons maintenant vous dire la vérité.» 


Le Téléjournal satirique espagnol


«Du lundi au jeudi à 21h30, après le JT normal de sa chaîne, un journaliste-comédien-humoriste multitalent surnommé El Gran Wyoming, 60 ans, prend l’antenne pour environ une heure en annonçant son programme : « Vous connaissez déjà les infos, nous allons maintenant vous dire la vérité. » Puis la mécanique se met en route : une jolie journaliste, Sandra Sabates, lit les informations du jour, sérieusement, largement sous la forme d’une revue de presse puisqu’il s’agit aussi de décrypter le traitement médiatique de l’actualité. »
Après chaque brève « Wyo » livre son commentaire, qui suscite les rires du public en studio, et le sourire de Sandra. Il parle plus qu’il ne montre d’images : Wyo est l’éditorialiste politique numéro un du pays. »

lundi 2 septembre 2019

Scène de la vie quotidienne

Reprendre quelques écritures sur mon blogue surtout ce commentaire que j'ai publié à plusieurs reprises qui s'intitulait : Scène de la vie quotidienne.

Sur facebook, de nombreux individus sévissent  qui se permettent de harceler en public puis par la suite en privé alors qu'ils ou elles ne font pas partie de la liste de nos amis. Des individus qui n'ont aucun scrupule... à intimider ou à insulter ou encore à porter des jugements...

Je reprends donc mon commentaire écrit le 25 août sur facebook.

Hier, en attendant de payer à la caisse du Marché Métro, je lisais des extraits, choisis au hasard, de l’entrevue que Francine Ruel a accordée au magazine #Lasemaine

J’en ai pleuré. J’ai très bien connu Francine et son fils.

Après qu’il se soit fait tirer dessus, au coin d’une rue alors qu’il embrassait sa blonde, par des jeunes qui avaient décidé ce soir-là d’essayer leur carabine.

Je l’avais accompagné au Palais de justice alors qu’il témoignait au procès des jeunes. Je connais ses souffrances physiques, morales. J’allais l’encourager lorsqu’il travaillait chez un fleuriste. Il me préparait toujours de si jolis bouquets. 💐

J’ai payé à la caisse du marché Métro sans acheter le magazine. Je n’ai pas eu le courage de lire le texte au complet.

Aujourd’hui, je retournerai l’acheter. Si une mère a le courage d’accorder une telle entrevue. Je dois avoir le courage de lire ce texte. Raisonnement de fin de journée.

J’ai beaucoup de peine pour ce fils qui vit dans la rue dans des conditions si difficiles avec autant de plomb dans le corps, débris que les médecins n’ont pas pu lui enlever. Son torse en est plein. 😪

La caissière du Métro m’accueille d’un beau gras : Bonjour Hi! je n’ai pas riposté comme à mon habitude en rappelant qu’on vit au Québec, et blabla...

J’étais troublée, peinée au point de ne pas trouver mes cartes pour payer.

La femme qui me suivait m’engueule dans un français approximatif et me hurle que, lorsqu’on arrive à la caisse, il faut avoir déjà préparé ses cartes pour ne pas faire attendre les gens. Je lui réponds que je n’ai jamais vu d’écriteaux ou de consignes à cet effet.

Le soir, je vois des messages, écrits de toutes évidences par un sénile, sur ma messagerie privée de ma page certifiée de la Fondation Raif Badawi pour la liberté.

Qui a dit que ce monde n’est pas triste?

Soyez gentils, un peu plus doux avec les gens, vous ne savez pas ce qu’ils sont en train de vivre.

Plus tard, je retournais acheter le magazine et lire l'article au complet. J'ai été bouleversée pour Francine.

Plusieurs passages de son entrevue m'ont chavirée.

L'image, celle que j'ai trouvé la plus difficile à lire, qui me reste plusieurs jours plus tard est celle qu'elle n'ose pas venir à Montréal de crainte de voir son fils faire éruption un gobelet à la main.

Depuis, je pense à elle.

Je pense à lui chaque fois que je vois un jeune aux feux de circulation, un gobelet à la main.