lundi 2 septembre 2019

Scène de la vie quotidienne

Reprendre quelques écritures sur mon blogue surtout ce commentaire que j'ai publié à plusieurs reprises qui s'intitulait : Scène de la vie quotidienne.

Sur facebook, de nombreux individus sévissent  qui se permettent de harceler en public puis par la suite en privé alors qu'ils ou elles ne font pas partie de la liste de nos amis. Des individus qui n'ont aucun scrupule... à intimider ou à insulter ou encore à porter des jugements...

Je reprends donc mon commentaire écrit le 25 août sur facebook.

Hier, en attendant de payer à la caisse du Marché Métro, je lisais des extraits, choisis au hasard, de l’entrevue que Francine Ruel a accordée au magazine #Lasemaine

J’en ai pleuré. J’ai très bien connu Francine et son fils.

Après qu’il se soit fait tirer dessus, au coin d’une rue alors qu’il embrassait sa blonde, par des jeunes qui avaient décidé ce soir-là d’essayer leur carabine.

Je l’avais accompagné au Palais de justice alors qu’il témoignait au procès des jeunes. Je connais ses souffrances physiques, morales. J’allais l’encourager lorsqu’il travaillait chez un fleuriste. Il me préparait toujours de si jolis bouquets. 💐

J’ai payé à la caisse du marché Métro sans acheter le magazine. Je n’ai pas eu le courage de lire le texte au complet.

Aujourd’hui, je retournerai l’acheter. Si une mère a le courage d’accorder une telle entrevue. Je dois avoir le courage de lire ce texte. Raisonnement de fin de journée.

J’ai beaucoup de peine pour ce fils qui vit dans la rue dans des conditions si difficiles avec autant de plomb dans le corps, débris que les médecins n’ont pas pu lui enlever. Son torse en est plein. 😪

La caissière du Métro m’accueille d’un beau gras : Bonjour Hi! je n’ai pas riposté comme à mon habitude en rappelant qu’on vit au Québec, et blabla...

J’étais troublée, peinée au point de ne pas trouver mes cartes pour payer.

La femme qui me suivait m’engueule dans un français approximatif et me hurle que, lorsqu’on arrive à la caisse, il faut avoir déjà préparé ses cartes pour ne pas faire attendre les gens. Je lui réponds que je n’ai jamais vu d’écriteaux ou de consignes à cet effet.

Le soir, je vois des messages, écrits de toutes évidences par un sénile, sur ma messagerie privée de ma page certifiée de la Fondation Raif Badawi pour la liberté.

Qui a dit que ce monde n’est pas triste?

Soyez gentils, un peu plus doux avec les gens, vous ne savez pas ce qu’ils sont en train de vivre.

Plus tard, je retournais acheter le magazine et lire l'article au complet. J'ai été bouleversée pour Francine.

Plusieurs passages de son entrevue m'ont chavirée.

L'image, celle que j'ai trouvé la plus difficile à lire, qui me reste plusieurs jours plus tard est celle qu'elle n'ose pas venir à Montréal de crainte de voir son fils faire éruption un gobelet à la main.

Depuis, je pense à elle.

Je pense à lui chaque fois que je vois un jeune aux feux de circulation, un gobelet à la main.

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