lundi 13 juillet 2020

14 e Jour de confinement à Montréal


Aux bains arabes à Ronda
Aux bains arabes à Ronda - Andalousie

Celles et ceux qui ont suivi mes tribulations comme le dit si bien mon amie Carole Poirier, elle qui était venue me rejoindre dans mon petit paradis espagnol l'année dernière, savent que j'ai dû faire trois confinements, isolée depuis le mois de mars.

Il y a eu le confinement stricte demandé par les autorités espagnoles dès le 14 mars qui s'est assoupli à la mi-juin.

Puis il y a eu deux isolements de 14 jours en Espagne. Le premier lorsque j'ai vainement tenté d'obtenir, en m'y rendant directement, un billet d'avion à l'aéroport de Malaga - Costa del Sol

Mes voisins ont préféré que je fasse un 14 jours d'isolement.

Puis après ces 14 jours, j'en ai fait un autre car je pensais avoir un rhume. Ce qui n'a pas été le cas. Donc, je me suis isolée volontairement en mentionnant à mes voisins que je croyais avoir un rhume. 
Bien entendu, j'avais oublié mes allergies saisonnières disparues lorsque mes voisins m'ont apporté des pilules anti - allergie. 

Puis en revenant à Montréal le 30 juin, les autorités canadiennes nous demandent de nous mettre en quarantaine. Ce que j'ai fait.  Ils m'ont certifié que le 14 juillet, je pourrais sortir. 

Aujourd'hui, c'est mon dernier jour de quarantaine à Montréal et je peux vous certifier que si j'avais été 3 mois en confinement ici je serai devenue barjo ou alors j'aurais relu tous les livres de ma bibliothèque, ou alors pondu deux autres romans. 

Voilà. Le décor n'est pas le même. La vie n'est pas la même. 

Mais qu'est-ce qu'on est bien dans un de nos chez nous!

À part, lire les pro-masques et les anti-masques. Cette polémique m'a tellement déçue. 

Nous vivons dans un pays assez aseptisé. Nous sommes libres! 

Libres d'émettre une opinion, de se la faire contester, de riposter, de manifester... notre devoir pour conserver ces bienfaits c'est de comprendre que de temps en temps, il y a lieu d'écouter les spécialistes. 

Et ici les spécialistes sont en l'occurence, les médecins, les infirmières et les préposés qui sont en première ligne. Et qui, s'il y avait une épidémie plus significative, ne suffiraient pas à la tâche. 

Notre devoir est de les soutenir. Et de nous respecter mutuellement pour ne pas nous retrouver reconfiné. 
Ce sera difficile! 

Demain, je sortirai, puisque je serai à mon 15e jour comme me l'a mentionnée l'agente du gouvernement. 

J'irai voir mon père qui se trouve dans un centre pour personnes âgées. Que j'ai fait déménager à distance avec ce que ça implique de changer les comptes Videotron à distance, etc. 

Son centre ayant fermé ses portes aux visiteurs le 14 mars et rouvert la semaine dernière. Il y a eu 29 cas de Covid-19. 
Je suivais tout cela à distance en priant la mer d'envoyer des ondes d'iode au Centre pour nettoyer la tête couronnée d'épines. 

Et savez-vous quoi?

Mon père a 92 ans. Il a eu la tuberculose à l'âge de 19 ans. Il bénit la streptomycine qui lui a été administrée à l'âge de 19 ans et qui l'a sauvé sinon, je ne serai pas née, me rappelle-t-il. 

Il a un poumon qui s'est affaissé et l'autre qui a pris toute la place, m'a-t-on un jour expliqué. 

Son métier, croyez-le ou non musicien, Saxophoniste et clarinettiste.

Demain, j'irai le voir. J'attacherai mes cheveux bien serrés dans un chapeau et je porterai, malgré mon confinement de 3 mois et 3 fois 14 jours isolée, un masque, une visière et des gants, que j'aspergerai d'alcool avant de rentrer dans sa chambre. 









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