jeudi 6 novembre 2014

#AgressionNonDenoncee #BeenRapedNeverReported

Quand j'ai entendu le mot dérapage à la radio après 24 h de débat, j'étais en colère.
Le dérapage? Ce sont les hommes qui agressent et/ou qui violent des femmes qui leur disent non qui dérapent. Pas les femmes qui ont le courage de prendre la parole et de raconter. Le courage de revivre le souvenir de l'innommable et de trouver encore les mots pour le dire au travers des larmes.
Pour crier aux autres femmes qu'elles ne sont pas seules dans le drame qu'elles camouflent. Par honte d'être jugées.
Quand les femmes qui ont subi des agressions, un ou des viols, s'endorment avec les images de l'actualité...
Ou celles du trafic des femmes
Ou celles de l'appel déchirant de Vian Dakhil, députée irakienne des Yazidis
Ou celles de cette femme pendue après avoir été violée.
Ou celles cette semaine de Reyhaneh Jabbari, cette Iranienne de 26 ans, pendue pour avoir tué un homme qu'elle accusait d'avoir voulu la violer...
Ce sont les souvenirs les plus profonds qui émergent. Qui rendent la nuit difficile d'être témoin de tant de monstruosité.
Notre impuissance à réagir en sachant que d'autres à la minute où l'on s'endort, vivent le pire.
#AgressionNonDénoncée
La première fois, j'avais 9 ans.



Ciel de 5 h du matin. Iles-de-la-Madeleine. Juillet 2014





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