dimanche 22 mars 2015

La tempête dans un désert de sable mouvant

Ce qui suit a été publié sur ma page facebook. 

Pierre Karl Péladeau a PEUT ÊTRE bien fait de s'excuser. Mais il avait raison dans ses propos. Peu de gens ont écouté ce qu’il avait dit.

Nombres ont interprété sans l’avoir écouté… sondage maison… auprès de 10 personnes qui critiquaient sa position. Personne n’avait écouté ses propos. Tous se permettaient de critiquer.

Maka Kotto a si bien décrit la situation avec les subtilités linguistiques qu’on lui connaît. Tous les partis politiques confondus, devraient écouter l’entrevue qu'il a accordée à RDI avant d’émettre quelque opinion que ce soit dans ce malheureux dossier.

Maka Kotto explique le processus d’immigration. 
Il dit autrement les propos de Pierre-Karl Péladeau et souligne la réalité du terrain.


Pour l'avoir vécue cette réalité pendant plusieurs campagnes et pour connaître les chiffres de la population vivant à Montréal - Laval et l'Estrie. Mieux encore en connaissant de nombreux membres des "communautés" qui composent la diversité québécoise dont, entre autres, les réactions dans ma propre famille élargie qui tous, lors d’une rencontre familiale cette semaine m’ont dit… « Il a raison… c’est la réalité… » C'était unanime.

Notez qu’il n’y avait à table qu’une péquiste sur 12. Moi.
Il suffit de retourner en 1989 et de visionner le documentaire Disparaître, auquel j’ai participé par ailleurs, pour entendre les chiffres et de lire également l'article de Yves Chartrand dans le journal Le Devoir daté du … 10 décembre 2007!

Chaque fois qu’on veut cogner sur le Parti Québécois, on atteint rapidement le point Godwin  - Plus une discussion dure longtemps, plus il y a probabilité d'y trouver une comparaison impliquant les nazis ou Adolf Hitler.

FAUTE D'ARGUMENTS!

Il faut que ça cesse! Il faut que les insultes des Libéraux à banaliser ce qui s’est passé pendant la seconde guerre mondiale cessent. Ce n'est pas la première fois qu'ils y font allusion en le liant au Parti Québécois.

Aussitôt que j’ai entendu à la radio Philippe Couillard mentionner le "nationalisme ethnique", j’ai envoyé ce tweet qui a été partagé très rapidement et par près d'une centaine de personnes.


M. Couillard et M. Barrette doivent s'excuser auprès de la population en général pour avoir lié le "Nationalisme Ethnique" au Parti Québécois le qualifiant de sectaire.

Banaliser ainsi le nationalisme ethnique, ce qui s’est passé en 39-45, et les plus de 60 millions de morts que cette guerre a entrainés, est irresponsable de la part d’un Premier ministre ou d’un ministre. 

Et comparer le Parti Québécois au Front national, un parti raciste et xénophobe est inadmissible en sachant que René Lévesque, Gérald Godin, Jacques Parizeau (marié avec feu Alice – une Polonaise), Lucien Bouchard (marié avec feu Audrey, une Américaine), André Boisclair, Bernard Landry - toujours présents auprès des gens issues de la diversité ou de l’immigration, Pauline Marois, etc. ont tous développé des liens avec la diversité québécoise.

L’amour des Québécois dits de souche envers la diversité québécoise n’est plus à démontrer et ne relève pas du folklore. J’en suis témoin chaque jour de par mes fonctions.

Un rappel concernant le nationalisme ethnique : il y a 20 ans, le PQ avait condamné dans une motion l'expression Nationalisme Ethnique. ... la motion: Le texte de Gilles Toupin:

OUi. Nous devons tout faire pour développer des moyens pour intégrer les immigrants dès leur arrivée. Nous devons surtout clarifier nos positions, notre futur pays, notre république et identifier "What is in it for us - for them"! Qu’ils et qu’elles se sentent encore et encore plus partie prenante de notre pays en devenir.

Et reprendre un jour la discussion sur ce délicat sujet identitaire... ne pas le laisser tomber sous prétexte que c’est un sujet qui fâche…

Je ne lâcherai pas sur la demande d'excuse auprès de Philippe Couillard... Un souhait : que le Parti Québécois ne lâche pas non plus.

Je signe Hannah (mon prénom juif à la naissance). Évelyne étant le prénom que l'on m'a donné pour mieux m'intégrer.