dimanche 24 avril 2016

Charlie Chaplin - Discours - Le Dictateur - 1940




« Espoir... Je suis désolé, mais je ne veux pas être empereur, ce n'est pas mon affaire. Je ne veux ni conquérir, ni diriger personne. Je voudrais aider tout le monde dans la mesure du possible, juifs, chrétiens, païens, blancs et noirs. Nous voudrions tous nous aider si nous le pouvions, les êtres humains sont ainsi faits. Nous voulons donner le bonheur à notre prochain, pas lui donner le malheur. Nous ne voulons pas haïr ni humilier personne. Chacun de nous a sa place et notre terre est bien assez riche, elle peut nourrir tous les êtres humains. Nous pouvons tous avoir une vie belle et libre mais nous l'avons oublié.

L'envie a empoisonné l'esprit des hommes, a barricadé le monde avec la haine, nous a fait sombrer dans la misère et les effusions de sang. Nous avons développé la vitesse pour nous enfermer en nous-mêmes. Les machines qui nous apportent l'abondance nous laissent dans l'insatisfaction. Notre savoir nous a fait devenir cyniques. Nous sommes inhumains à force d'intelligence, nous ne ressentons pas assez et nous pensons beaucoup trop. Nous sommes trop mécanisés et nous manquons d'humanité.

Nous sommes trop cultivés et nous manquons de tendresse et de gentillesse. Sans ces qualités humaines, la vie n'est plus que violence et tout est perdu.

Les avions, la radio nous ont rapprochés les uns des autres, ces inventions ne trouveront leur vrai sens que dans la bonté de l'être humain, que dans la fraternité, l'amitié et l'unité de tous les hommes.

En ce moment même, ma voix atteint des millions de gens à travers le monde, des millions d'hommes, de femmes, d'enfants désespérés, victimes d'un système qui torture les faibles et emprisonne des innocents.

Je dis à tous ceux qui m'entendent : Ne désespérez pas ! Le malheur qui est sur nous n'est que le produit éphémère de l'habilité, de l'amertume de ceux qui ont peur des progrès qu'accomplit l'Humanité. Mais la haine finira par disparaître et les dictateurs mourront et le pouvoir qu'ils avaient pris aux peuples va retourner aux peuples. Et tant que des hommes mourront pour elle, la liberté ne pourra pas périr. Soldats, ne vous donnez pas à ces brutes, à une minorité qui vous méprise et qui fait de vous des esclaves, enrégimente toute votre vie et qui vous dit tout ce qu'il faut faire et ce qu'il faut penser, qui vous dirige, vous manœuvre, se sert de vous comme chair à canons et qui vous traite comme du bétail.

Ne donnez pas votre vie à ces êtres inhumains, ces hommes machines avec une machine à la place de la tête et une machine dans le cœur.

Vous n'êtes pas des machines.

Vous n'êtes pas des esclaves.

Vous êtes des hommes, des hommes avec tout l'amour du monde dans le cœur.

Vous n'avez pas de haine, sinon pour ce qui est inhumain, ce qui n'est pas fait d'amour.

Soldats ne vous battez pas pour l'esclavage mais pour la liberté.

Il est écrit dans l'Evangile selon Saint Luc « Le Royaume de Dieu est dans l'être humain », pas dans un seul humain ni dans un groupe humain, mais dans tous les humains, mais en vous, en vous le peuple qui avez le pouvoir, le pouvoir de créer les machines, le pouvoir de créer le bonheur. Vous, le peuple, vous avez le pouvoir, le pouvoir de rendre la vie belle et libre, le pouvoir de faire de cette vie une merveilleuse aventure.

Alors au nom même de la Démocratie, utilisons ce pouvoir. Il faut tous nous unir, il faut tous nous battre pour un monde nouveau, un monde humain qui donnera à chacun l'occasion de travailler, qui apportera un avenir à la jeunesse et à la vieillesse la sécurité.

Ces brutes vous ont promis toutes ces choses pour que vous leur donniez le pouvoir : ils mentaient. Ils n'ont pas tenu leurs merveilleuses promesses : jamais ils ne le feront. Les dictateurs s'affranchissent en prenant le pouvoir mais ils font un esclave du peuple.

Alors, il faut nous battre pour accomplir toutes leurs promesses. Il faut nous battre pour libérer le monde, pour renverser les frontières et les barrières raciales, pour en finir avec l'avidité, avec la haine et l'intolérance. Il faut nous battre pour construire un monde de raison, un monde où la science et le progrès mèneront tous les hommes vers le bonheur. Soldats, au nom de la Démocratie, unissons-nous tous ! »


jeudi 7 janvier 2016

Ce sont eux qui étaient Charlie!




C'était bien, il y a un an? Et c'était ensuite il y a deux mois? Puis c'était il y a quelques jours?
Non. Ça ne s'est pas produit uniquement pendant ces bien macabres journées qui nous ont tous laissés en deuil d'une part de nous-mêmes, celle de la liberté de penser et d'exprimer ses pensées à notre manière. 
Les crimes contre la liberté d'expression ont été commis tous les jours en 2015. 
Nous avons aussi basculé pendant les premiers jours de 2016 dans une autre série d'un autre ordre.
Oui. Tous les jours, il y a eu des crimes odieux commis au nom d'Allah; depuis ce triste anniversaire où tous les leaders du monde entier (ou presque) se sont donnés la main pour dénoncer les innommables meurtres commis à Paris contre Frederic Boisseau, Franck Brinsolaro, Cabu, Elsa Cayat, Charb, Bernard Maris, Mustapha Ourrad, Michel Renaud, Tignus, Georges Wolinski. 

mercredi 17 juin 2015

Aujourd'hui.

Premier jour du mois hébraïque... 



C'est un bien triste anniversaire, celui de l'emprisonnement de mon ami Raïf Badawi.

C'était, il y a 3 ans. 

Bien que laïques tous les deux... C'était ma pensée spéciale pour lui, Ensaf Haidar
Najwa, Miryiam et Tirad (Doudi).

Sur le mur des lamentations, j'ai placé le nom de Raif Badawi et demandé sa libération. Y compris la libération de Waleed AbulKhair, son avocat et beau-frère.

Je reprends une photo ici car il y avait trop de monde et difficile de prendre une autre photo... Sans attirer l'attention. 

Bon anniversaire Waleed... Samar Badawi...

Ceci est la promenade des célébrités à l'hôtel King David à Jérusalem. J'espère voir un jour le nom de Raïf Badawi imprimé à côté de celui de Nelson Mandela comme le défendeur de la liberté d'expression, de presse, etc.   





mardi 2 juin 2015

Merci Monsieur !


Mon plus joli souvenir personnel de Monsieur restera le vol Québec - Montréal en 1992, pendant la campagne référendaire Charlottetown. Dans le camp du NON.

Deux avions, un pour Lucien Bouchard et un pour Monsieur Parizeau.

Je me suis retrouvée dans celui de Monsieur.

50 minutes de vol.

À ma question : alors Monsieur Parizeau? Le bilan de la journée?

La réponse.

La plus étonnante venant d'un homme plutôt secret sur sa vie privée : "Ce sera d'arriver au plus vite et de me retrouver entouré d'amour et d'un bon verre de vin."

Merci Monsieur!

Parti Québécois

Lisette Lapointe et Monsieur se sont mariés la même année le 12 du 12 1992 à 12 h 12.



vendredi 29 mai 2015

La visite du président Ferhat à l'Assemblée nationale du Québec


À l'Assemblée nationale du Québec. La magnifique chanson est interprétée par le président lui-même un chanteur très connu, admiré et respecté par les Kabyles du monde entier. Merci M. Ferhat!

FERHAT MEHENNI, président du gouvernement provisoire de la Kabylie a rencontré Pierre Karl Péladeau le chef et les députés du Parti québécois Carole Poirier, Jean-François Lisée, Bernard Drainville et Claude Cousineau cette semaine à l'Assemblée nationale du Québec.
Maxime Laporte, président de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, l'accompagnait avec une délégation composée de Kabyles vivants au Québec: Mourad Itim, Rachid Bandou, Karim Akouche, Azerki Kessal, Salah Souami et Lhacene Ziani.

KabyleUniversel.com


mercredi 22 avril 2015

Les Êtres humains sont des animaux très féroces


                                     

On ne sort pas indemne d'un film pareil.

Impossible!

Oui. L'être humain est un animal très féroce.

Les guerres.

Les guerres fratricides.

La terre transformée en un infini camp de réfugiés.

Le choléra.

La privation d'eau, de nourriture.


L'engloutissement.

L'espoir limite de voir la fin!

L'eau si rare... Si RARE!

SI COMMUN! Les enfants qui souffrent.

Le "après moi le déluge".

En quittant la salle de cinéma.


dimanche 19 avril 2015

Un toit pour les femmes humiliées

Pour les sœurs Zainab, Sahar et Geiti et la femme Rona Shafia
C'était il y a six ans. Nous avons tous/toutes pleuré de colère, de rage. Nous avons crié notre indignation devant la tragédie Shafia. Quoi faire de mieux? Comment le faire pour ne pas heurter les mentalités?
Rester sur la ligne fine des droits des femmes, ceux des enfants? Sur la ligne fine du droit à la vie par la liberté! Toutes les questions se bousculaient dans notre tête derrière nos yeux embués par l'immense tristesse laissée par l'acte.
Nous le vivions et en étions témoins impuissants.
Tous avons senti les humiliations qu'elles avaient dû subir. Pire pour les femmes qui ont déjà vécu des violences familiales, conjugales ou autres pour le saint honneur. Ou celles qui ont voulu sortir de leur communauté. Celles qui ne savaient ni vers qui se tourner ni comment trouver de l'aide.